"Je voudrais remercier toutes les autorités libanaises et saluer également la disponibilité des autorités russes, qui étaient prêtes à nous aider lorsque par l'intermédiaire du Premier ministre François Fillon nous avons fait appel à elles", a dit le chef de l'Etat à l'aéroport militaire de Villacoublay.
Il a aussi souhaité "saluer le courage de tous les démocrates syriens qui ont accompagné Edith Bouvier et William Daniels jusqu'à la frontière libanaise".
"La France est reconnaissante à tous ceux qui ont cherché à aider à cette évacuation, notamment la Russie", avait auparavant déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Bernard Valero sans plus de précision.
A Moscou, le Premier ministre russe Vladimir Poutine a expliqué à des médias étrangers que son pays avait envisagé en vain une mission pour exfiltrer les journalistes du quartier de Bab Amr, bombardé par l'armée syrienne qui l'a repris aux rebelles jeudi.
"Un véhicule et un hélicoptère avaient été dépêchés quelque part dans le quartier où s'affrontent les forces du gouvernement et de l'opposition", a déclaré M. Poutine.
"Cet hélicoptère, dans lequel se trouvaient des représentants de la Croix Rouge, était prêt à emmener la journaliste et à la transporter au Liban ou en France", a ajouté M. Poutine, soulignant que l'opération n'avait pas abouti car la journaliste étaient "aux mains d'insurgés".
Il a ajouté que la Russie était même prête à dépêcher un avion du ministère des Situations d'urgence pour évacuer la journaliste française.
Selon l'ONG Avaaz, très active en Syrie, au moins 13 militants syriens ont été tués dans les tentatives pour faire sortir du pays le groupe de journalistes occidentaux, restés bloqués à Homs après ce bombardement. Sept autres avaient également péri en tentant d'acheminer de l'aide médicale pour les blessés après le bombardement, selon Avaaz.


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