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Dans la pharmacie des parents d'Edith Bouvier, le sourire est revenu

Dans la pharmacie des parents d'Edith Bouvier, à Paris, les employés retrouvaient le sourire, vendredi, après avoir appris la veille de la bouche de leurs patrons, l'arrivée au Liban de la jeune journaliste, que certains ont vu grandir.

"Hier soir, j'étais en train de dîner chez moi quand il (le père de la journaliste) m'a appelé pour me dire qu'Edith était hors de danger, j'ai senti qu'il était heureux au son de sa voix", a raconté Jean-Pierre Malgoyre, qui travaille dans cette pharmacie familiale depuis une trentaine d'années.

Chez les employés, "c'était un soulagement, tout le monde était très heureux", a ajouté ce pharmacien. "C'est la première nuit où je dors bien (...) Ca durait tellement qu'on se demandait... Vu d'ici, j'avais l'impression que ça se resserrait autour d'elle comme un piège. C'était quand même de plus en plus inquiétant", a-t-il souligné.

"On est trop contents, c'est un soulagement, dix jours d'attente comme ça !", s'exclamait une autre salariée, qui a souhaité rester anonyme. "Surtout qu'on voyait d'autres journalistes sortir et qu'elle ne sortait pas...", a-t-elle poursuivi.

Edith Bouvier, grièvement blessée à la cuisse le 22 février lors d'un bombardement à Homs (centre de la Syrie), où elle s'était rendue pour Le Figaro, devrait arriver à Paris vendredi en début de soirée.

Elle a été placée, avec le journaliste William Daniels, "sous observation" dans un hôpital de Beyrouth, et le ministère des Affaires étrangères attend le feu vert des médecins avant de la rapatrier.

"Elle n'est pas en soins intensifs donc ça va. L'essentiel c'est qu'elle soit sortie et qu'elle soit vivante, après (...) les séquelles, on verra bien", a ajouté la jeune femme.

Depuis le bombardement, "on était inquiets, on dormait mal, alors on travaillait en pensant à tout autre chose", a témoigné M. Malgoyre. Accablés, les parents d'Edith n'étaient plus revenus travailler depuis samedi soir.

Dès que le calme revenait dans cette pharmacie familiale du XVIIIe arrondissement à Paris, les employés allaient sur internet pour "essayer de se tenir au courant", selon M. Malgoyre, qui n'aurait jamais imaginé un tel destin pour Edith, qu'il connaît "depuis qu'elle est toute petite".

Cette enfant "plutôt posée, calme (...) bouquinait beaucoup. Déjà petite, on la sentait assez littéraire", se souvient-il. Mais de là à l'imaginer reporter freelance... armée d'un intérêt passionné pour le monde arabe, la jeune femme at déjà arpenté des zones dangereuses en Somalie ou en Irak. "Ce n'est pas une tête brûlée, mais elle sait ce qu'elle veut, ça c'est sûr", sourit-il.

Plusieurs tentatives d'évacuation d'Edith Bouvier et d'autre journalistes piégés à Homs semblent avoir échoué, en raison notamment de bombardements de l'armée syrienne sur le chemin de l'évacuation.

"Si les militaires l'avaient prise, ils ne lui auraient pas fait de cadeau", a estimé M. Malgoyre, en soufflant à propos du président syrien Bachar al-Assad: "c'est un boucher ce type !".

"J'ai de l'admiration pour (William Daniels) qui ne l'a pas laissée, qui est resté (à ses côtés), chapeau hein !", a-t-il ajouté.
Dans la pharmacie des parents d'Edith Bouvier, à Paris, les employés retrouvaient le sourire, vendredi, après avoir appris la veille de la bouche de leurs patrons, l'arrivée au Liban de la jeune journaliste, que certains ont vu grandir."Hier soir, j'étais en train de dîner chez moi quand il (le père de la journaliste) m'a appelé pour me dire qu'Edith était hors de danger, j'ai senti qu'il était heureux au son de sa voix", a raconté Jean-Pierre Malgoyre, qui travaille dans cette pharmacie familiale depuis une trentaine d'années.Chez les employés, "c'était un soulagement, tout le monde était très heureux", a ajouté ce pharmacien. "C'est la première nuit où je dors bien (...) Ca durait tellement qu'on se demandait... Vu d'ici, j'avais l'impression que ça se resserrait autour d'elle comme un piège. C'était quand même...