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Culture - Peinture Murale

A Beyrouth, la descente de l’Hôtel-Dieu désormais arborée !

Écolo dans l’âme, Carole Chaker aurait aimé pouvoir fleurir la ville et transformer ses murs lépreux en support de plantes grimpantes. À défaut, c’est par son pinceau vert qu’elle apporte une certaine douceur ombragée aux grandes artères embouteillées et polluées des villes du pays.

Un tronçon du projet de la descente de l’Hôtel-Dieu, avant et après le passage du pinceau de Carole Chaker.

Ayant décidé, il y a quelques années, de mettre son talent au service d’un art citoyen, diplômée en arts plastiques de l’ALBA et spécialisée en fresque murale à Pérouse, la jeune femme a choisi de contribuer à l’embellissement des murs du pays défigurés par des années de guerre et de négligence.


Après s’être attaquée, en 2005, à une large enceinte qui altérait le paysage de Zahlé, sa ville natale, et avoir enchaîné par le mur mitoyen de l’avenue Charles Malek deux ans plus tard, ainsi que par le mur du stade municipal de Broummana en 2009, la voilà qui poursuit son combat contre l’affreux béton et les murs lépreux. Avec, pour seules armes, son pinceau et une détermination à toute épreuve.


Mais aussi, il faut le signaler, avec l’aide d’entreprises mécènes. À l’instar de la BLC qui, suite à un article paru dans cette même page sur son précédent chantier, s’était proposée de soutenir ses projets à venir. À commencer par celui qui lui tenait à cœur depuis longtemps : la longue enceinte de ciment grisâtre qui borde la descente de l’Hôtel-Dieu. Et dont elle vient de boucler le chantier d’embellissement.


Ce mur de 180 m de longueur et de 700 m2 de superficie qui longe l’une des grosses artères de circulation de la ville était effroyablement décati. Écaillé, fissuré, tagué, portant des stigmates de guerres et d’affiches déchirées, il requérait réellement une grande opération de nettoyage.


C’est donc à une entreprise de taille que s’est attaquée, une fois de plus, cette artiste peintre. Forte du soutien financier de la banque sponsor et après avoir, comme à chaque fois, obtenu l’accord de la municipalité de Beyrouth, elle a commencé par faire ôter, préalablement à son travail, les restes d’affiches, puis combler les brèches et unifier les fonds, avant de se hisser, une fois de plus, sur les échafaudages pour troquer le gris contre du vert.
Car ce sont toujours des plantes et de la verdure qui fleurissent au bout du pinceau de cette amoureuse de la
nature.


Quatre mois plus tard, à raison de six heures de travail par jour, le projet de l’Hôtel-Dieu est quasiment terminé. Les automobilistes peuvent d’ores et déjà constater la différence. Désormais, c’est une route arborée qu’ils empruntent. Ponctuée d’une rangée d’arbres, de haies et de bacs feuillus et fleuris... en trompe-l’œil, elle offre un semblant de verdure, certes, mais un vrai coup de frais.


Et surtout un exemple de plus d’initiative citoyenne privée...Dans un pays où l’État et ses services sont dans un coma profond. Endémique.

Ayant décidé, il y a quelques années, de mettre son talent au service d’un art citoyen, diplômée en arts plastiques de l’ALBA et spécialisée en fresque murale à Pérouse, la jeune femme a choisi de contribuer à l’embellissement des murs du pays défigurés par des années de guerre et de négligence.
Après s’être attaquée, en 2005, à une large enceinte qui altérait le paysage de Zahlé, sa ville natale, et avoir enchaîné par le mur mitoyen de l’avenue Charles Malek deux ans plus tard, ainsi que par le mur du stade municipal de Broummana en 2009, la voilà qui poursuit son combat contre l’affreux béton et les murs lépreux. Avec, pour seules armes, son pinceau et une détermination à toute épreuve.
Mais aussi, il faut le signaler, avec l’aide d’entreprises mécènes. À l’instar de la BLC qui, suite à...
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