"On vient d'apprendre la nouvelle de Beyrouth", a déclaré Les Conroy, le père du photographe, avant de préciser à l'agence britannique Press Association qu'il n'avait pas été directement en contact avec son fils.
Selon un militant de l'opposition syrienne qui participe au transport des blessés, Paul Conroy, a été évacué au Liban dans la nuit de lundi à mardi, via un passage frontalier illégal.
"Paul Conroy et d'autres personnes qui l'accompagnaient sont entrés (au Liban) sur des motos après minuit dans la région de Wadi Khaled via la localité frontalière de Hnaider", a-t-il précisé.
L'épouse de Paul Conroy s'est déclarée peu après "ravie et submergée de joie à l'annonce de la nouvelle". Elle aussi a ajouté n'avoir pas été en mesure de parler au téléphone avec son mari.
"On m'a dit qu'il était sorti. Tout ce que je peux dire c'est que nous sommes absolument ravis, la nouvelle nous a submergés de joie, mais je ne peux pas en dire plus à ce stade", a-t-elle confié.
Le Foreign Office n'a pas été en mesure de commenter immédiatement l'information.
Le photographe indépendant a été blessé le 22 février en même temps que la journaliste française Edith Bouvier, lors d'un bombardement des forces syriennes au cours duquel la journaliste du Sunday Times Marie Colvin ainsi que le photographe français Rémi Ochlik ont été tués.
Paul Conroy, 47 ans, qui est père de trois enfants et collabore notamment avec le Sunday Times, avait lancé un appel en vue d'être exfiltré de Homs la semaine dernière dans une vidéo. Il était apparu les traits tirés, allongé sur un sofa.
Il avait déclaré souffrir de "trois blessures profondes à la jambe" et avoir reçu des éclats de shrapnells à l'abdomen.
Peu avant que son père annonce qu'il avait pu être transporté de Syrie vers le Liban, la mère de Marie Colvin avait supplié dans une interview à la BBC que tout soit fait pour que "à un moment ou à un autre, d'une manière ou d'une autre" la dépouille de sa fille puisse être rapatriée en Grande-Bretagne.
"Je veux que ma fille revienne", a-t-elle déclaré. Au journaliste qui lui demandait si elle accepterait qu'elle soit enterrée en Syrie, Rosemarie Colvin a répondu : "Non, je ne peux pas l'accepter".


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine