Le chef du Parti socialiste progressiste (PSP) Walid Joumblatt a déclaré samedi que le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah devrait soutenir le peuple syrien plutôt que de défendre le régime de Bachar el-Assad.
"J'aurais souhaité que, pour l'amour de la Syrie, il s’adresse directement au président Bachar el-Assad pour lui dire que la stabilité en Syrie est plus importante que toute autre chose, a affirmé M. Joumblatt au quotidien as-Safir. "Je souhaite qu’il lui demande d'être réaliste, surtout qu'on ne peut plus mettre en œuvre des réformes en Syrie, après toute cette effusion de sang", a déclaré le leader druze.
"Au nom de la Syrie et de la résistance, il vaudrait mieux accepter un consensus international sur une résolution de l’ONU visant à faire tomber Bachar el-Assad", a t-il encore dit.
Le soutien de Hassan Nasrallah "au peuple syrien serait beaucoup plus important que son soutien au régime", a dit le chef PSP au journal. "Sayyed Hassan sait ce que je veux dire et je ne veux pas entrer dans une confrontation publique avec lui" , a-t-il poursuivi.
Lors d'une allocution télévisée, jeudi, le leader chiite s'était déclaré prêt à un dialogue inconditionnel avec ses adversaires politiques du 14 mars. Hassan Nasrallah avait renouvelé son soutien à Assad, accusant les pays arabes et occidentaux de chercher à le renverser.
M. Joumblatt a par ailleurs critiqué la nouvelle constitution syrienne, affirmant que le texte était une "illusion". Les autorités syriennes ont appelé à un référendum le 26 février sur une charte mettant fin au règne du parti Baas. Il a qualifié la ville rebelle de Homs de "Stalingrad de la Syrie ". "Si Homs tombe, la Syrie tombera aussi".
Le leader druze a également défendu son appel pour un nouvel accord de Taëf, soulignant qu’il ne cherchait pas à modifier l'équilibre entre chrétiens et musulmans, comme certains l'accusent. M. Joumblatt avait appelé mercredi à la création d’un nouvel accord entre chiites et sunnites, soulignant que l’accord de Taëf, qui avait mis fin à la guerre civile libanaise en 1990, était dépassé.
"La meilleure solution est de recourir à la table de dialogue", a souligné le chef du PSP, se félicitant de l'annonce par Hassan Nasrallah qu'il était prêt à s'engager dans le dialogue.
"J'aurais souhaité que, pour l'amour de la Syrie, il s’adresse directement au président Bachar el-Assad pour lui dire que la stabilité en Syrie est plus importante que toute autre chose, a affirmé M. Joumblatt au quotidien as-Safir. "Je souhaite qu’il lui demande d'être réaliste, surtout qu'on ne peut plus mettre en œuvre des réformes en Syrie, après toute cette effusion de sang", a déclaré le leader druze.
"Au nom de la Syrie et de la résistance, il vaudrait mieux accepter un consensus international sur une résolution de l’ONU visant à faire tomber Bachar el-Assad", a t-il encore...

