"Il y a un déploiement massif des forces de sécurité devant les mosquées dans le sud de Banias" (ouest), a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
"Les forces de sécurité sont plus nombreuses que les fidèles dans certaines mosquées", a ajouté cette association basée en Grande-Bretagne, précisant que les troupes se sont également déployées en masse dans d'autres villes et localités, ouvrant le feu sur les fidèles à la sortie d'une mosquée dans un quartier de Homs, haut-lieu de la contestation dans le centre du pays.
"Ils ont tiré sur les fidèles qui sortaient de la mosquée Rawda dans le quartier de Waer", indiqué l'OSDH. "Des balles ont touché les murs de la mosquée."
L'OSDH ajoute que les forces de sécurité à Lattaquié (ouest) avaient également ouvert le feu pour disperser une manifestation et s'étaient déployées en masse dans cette ville côtière.
Une présence militaire importante a également été signalée à Darayya et Douma, dans les environs de la capitale Damas.
L'opposition a appelé à des manifestations de masse après la prière vendredi pour dénoncer le soutien de la Russie au régime du président Bachar al-Assad.
"La Russie tue nos enfants. Ses avions, ses chars et son veto aussi tuent nos enfants", est-il écrit sur la page Facebook "Syrian Revolution 2011".
Mais Moscou, après son veto qui a bloqué samedi toute action internationale concertée, a continué à défendre ses positions. Son vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Riabkov a accusé l'Occident de s'être rendu complice de l'aggravation de la crise en soutenant les opposants, et dit que l'opposition serait désormais tenue pour responsable de la poursuite du bain de sang.

