L'ONG Human Rights Watch (HRW) a demandé mercredi que l'immunité accordée au président yéménite Ali Abdallah Saleh soit révoquée, à l'occasion de la publication d'un rapport sur les exactions des forces de sécurité yéménites à Taez l'an dernier.
"Les Etats-Unis, l'Union européenne et les pays du Golfe doivent déclarer clairement que l'immunité ne s'applique pas à l'étranger et qu'elle doit être révoquée au Yémen même", a déclaré Letta Tayler, spécialiste du Yémen à HRW. "l'Histoire montre que les amnisties ne garantissent pas la paix mais contribuent souvent à une culture de l'impunité qui provoque de nouvelles violences".
Au cours d'une conférence de presse, Mme Tayler a précisé que HRW "ne demandait pas qu'on arrête M. Saleh", qui jouit aux Etats-Unis de l'immunité diplomatique accordée aux chefs d'Etat. Mais cette immunité diplomatique prendra fin le 21 février quand il quittera ses fonctions, a-t-elle noté.
Elle a cité trois moyens de poursuivre M. Saleh en justice: obtenir la révocation de la loi yéménite lui accordant l'immunité, qu'un autre pays se saisisse du dossier "au nom de la juridiction universelle" (qui permet à tout pays de poursuivre les crimes contre l'humanité) ou la saisine de la Cour de justice internationale.
En ce qui concerne l'option yéménite, a-t-elle précisé, il faudra sans doute attendre le nouveau gouvernement qui sortira des prochaines élections législatives.
Ali Abdallah Saleh suit un traitement médical à New York depuis la fin janvier. Il avait été grièvement blessé dans une attaque contre son palais à Sanaa en juin, puis hospitalisé en Arabie saoudite jusqu'en septembre. Son parti a annoncé mercredi qu'il allait retourner au Yémen pour prendre part à l'élection présidentielle du 21 février.
"Les Etats-Unis, l'Union européenne et les pays du Golfe doivent déclarer clairement que l'immunité ne s'applique pas à l'étranger et qu'elle doit être révoquée au Yémen même", a déclaré Letta Tayler, spécialiste du Yémen à HRW. "l'Histoire montre que les amnisties ne garantissent pas la paix mais contribuent souvent à une culture de l'impunité qui provoque de nouvelles violences".
Au cours d'une conférence de presse, Mme Tayler a précisé que HRW "ne demandait pas qu'on arrête M. Saleh", qui jouit aux Etats-Unis de l'immunité diplomatique accordée aux chefs...

