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Aoun accuse Sleiman d’avoir violé la Constitution

Le député et chef du Courant patriotique libre (CPL), Michel Aoun a accusé mardi le président Michel Sleiman de prendre parti dans la question des nominations, dont la résolution a été suspendue en raison des désaccords entre le Premier ministre Nagib Mikati et les ministres du CPL. "Nous aurions souhaité que le président joue un rôle d’arbitre entre les différents camps politiques, a affirmé M. Aoun à l’issue de la réunion hebdomadaire de son bloc parlementaire. (Michel) Sleiman a cependant décidé de prendre partie dans cette affaire".

 

Le chef de l’État avait écrit mercredi dernier sur Twitter que "la balle est désormais dans le camp des ministres" et avait affiché son désaccord avec le ministre de la Justice Chakib Cortbawi concernant la nomination du juge Tannous Meshleb à la tête du Conseil supérieur de la magistrature. Une nomination disputée depuis plusieurs mois entre Michel Aoun et le président libanais, ce dernier estimant que la juge Alice Chabtini est plus apte à occuper ce poste.

 

"Le président Sleiman a violé la Constitution, a ajouté M. Aoun. Il cherche à bloquer les réunions ministérielles afin de chercher le soutien d’un ministre supplémentaire pour disposer du tiers de blocage au sein du cabinet".

 

Alors que Michel Aoun avait appelé à de multiples reprises, ces derniers jours, les Libanais à se préparer à manifester contre le gouvernement, il a répété aujourd'hui : "Nous pouvons organiser des manifestations devant le Grand Sérail ou le palais présidentiel. Je suis le seul à décider où ces manifestations auront lieu".

 

Au sujet de la crise syrienne, et plus précisément de la décision de plusieurs pays, parmi lesquels l'Italie, la France et les Etats-Unis, de rappeler leur ambassadeur à Damas, M. Aoun a déclaré que ces diplomates "travaillaient contre Bachar el-Assad" et qu'aujourd'hui "leur départ soulage le président syrien".

Le député et chef du Courant patriotique libre (CPL), Michel Aoun a accusé mardi le président Michel Sleiman de prendre parti dans la question des nominations, dont la résolution a été suspendue en raison des désaccords entre le Premier ministre Nagib Mikati et les ministres du CPL. "Nous aurions souhaité que le président joue un rôle d’arbitre entre les différents camps politiques, a affirmé M. Aoun à l’issue de la réunion hebdomadaire de son bloc parlementaire. (Michel) Sleiman a cependant décidé de prendre partie dans cette affaire".
 
Le chef de l’État avait écrit mercredi dernier sur Twitter que "la balle est désormais dans le camp des ministres" et avait affiché son désaccord avec le ministre de la Justice Chakib Cortbawi concernant la nomination du juge Tannous Meshleb à la tête du Conseil supérieur...