"Nous n'avons aucun plan pour retirer le chef de la délégation à l'heure actuelle. Nous pensons qu'il est important de conserver nos représentants sur place car il n'y a pas de presse libre" pour se tenir informés, a déclaré devant la presse le porte-parole du service diplomatique de l'UE, Michael Mann.
L'UE va continuer à "faire tout ce qui est possible diplomatiquement, aux côtés des 27 Etats membres et des partenaires internationaux, pour tenter de mettre fin à la situation totalement inacceptable" en Syrie, a-t-il ajouté.
Le chef de la délégation de l'UE à Damas est Vassilis Bontosoglou (Grèce).
La décision de l'UE a été prise alors que plusieurs capitales européennes, dont Londres, Paris et Rome, ont annoncé le rappel pour consultations de leur ambassadeur à Damas.
Les Etats-Unis ont été plus loin en décidant lundi de fermer leur ambassade et d'évacuer leurs derniers fonctionnaires présents en Syrie, "compte tenu de la poursuite de la violence et de la détérioration des conditions de sécurité".
M. Mann a réitéré le soutien de l'UE aux efforts de la Ligue arabe pour trouver une solution alors que la répression des manifestations contre le régime a fait plus de 6.000 morts depuis 11 mois dans le pays, selon des ONG.
"Nous pensons que le processus doit être mené par les Arabes", a-t-il indiqué.
Parallèlement, les Vingt-Sept parlent d'un nouveau renforcement de ses sanctions contre le régime de Bachar al-Assad et envisagent notamment de s'en prendre aux transactions de la banque centrale et aux ventes d'or et de métaux précieux, ont indiqué mardi des sources diplomatiques à l'AFP.
L'Europe a déjà imposé un embargo sur les ventes d'armes ainsi qu'une interdiction d'importer du pétrole brut syrien et de procéder à de nouveaux investissements dans le secteur pétrolier de ce pays. Des sanctions touchent aussi directement près de 150 personnes et organisations liées au régime.

