Neuf militaires syriens ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche lors d'affrontements avec des déserteurs dans le nord-ouest du pays, a rapporté l'OSDH, dans un communiqué.
Selon cette organisation basée au Royaume-Uni, les neuf militaires de l'armée régulière ont été abattus lors de trois incidents distincts à Jebel al Zaouia, dans la province d'Idleb (nord-ouest) au cours desquels 21 autres soldats ont été blessés.
Selon l'OSDH, de violents combats opposaient également dimanche matin des soldats syriens à des déserteurs à Hara, une localité de la province Deraa (sud), mais aucun bilan n'était disponible à ce stade.
Par ailleurs, trois civils, dont un enfant de 14 ans, ont été tués par les forces de sécurité dans trois incidents séparés à Idleb, Homs (centre) et dans la province de Damas, selon la même source.
Ces violences se sont produites au lendemain du double veto de la Chine et de la Russie à un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la répression en Syrie, quelques heures après un bombardement particulièrement meurtrier contre la ville contestataire de Homs (centre).
Selon l'opposition syrienne, le "massacre" de Homs, qui a coûté la vie à plus de 230 civils, est l'épisode le plus meurtrier depuis le début de la révolte populaire en mars 2011.
Damas a démenti avoir bombardé Homs, surnommée "la capitale de la révolution" et accusé l'opposition d'avoir elle-même incité des "groupes terroristes" à pilonner la ville pour influencer le vote à l'ONU.
Les violences en Syrie avaient fait samedi 48 morts, dont 24 civils et 18 soldats de l'armée régulière, selon l'OSDH.


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