"Douze civils ont été tués et trente blessés à Daraya par les forces de sécurité qui ont tiré sur les participants à des funérailles de personnes tuées la veille dans cette même ville", à une vingtaine de kilomètres au sud de la capitale syrienne, a déclaré le chef de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.
"Les agents de sécurité ont été déployés en masse à Daraya. Appuyés par des tireurs embusqués et des blindés, ils ont ouvert le feu aveuglément sur les funérailles faisant douze morts et un grand nombre de blessés", a déclaré de son côté à l'AFP Oussama al-Chami, membre des Comités locaux de coordination (LCC) à Damas, un groupe qui anime la contestation.
"Les agents de sécurité encerclent l'hôpital de Daraya", selon lui.
Toujours dans la province de Damas, deux civils ont péri à Dmeir, et une enfant a été tuée à Mouadamiyé, selon l'OSDH.
Six personnes ont été abattues par des tirs dans la ville d'Idleb, près de la frontière turque, ajoute l'organisation.
Ces victimes viennent s'ajouter au plus de 230 civils tués par des bombardements des forces du régime dans la nuit de vendredi à samedi à Homs, dans le centre de la Syrie, selon des militants.
Les autorités syriennes ont démenti tout bombardement sur Homs, imputant les violences à des "groupes armés", comme elles le font depuis le début de la contestation.
Il était difficile de confirmer l'information de source indépendante en raison des restrictions imposées à la presse étrangère, mais si le bilan des morts est exact, il s'agit de la journée la plus meurtrière depuis le début de la révolte contre le régime du président Bachar al-Assad en mars 2011.
Par ailleurs, les forces régulières tentent depuis vendredi soir de reprendre le contrôle de la ville de Zabadani, à 40 km au nord-ouest de Damas, a indiqué Oussama al-Chami.
Il a fait état de plusieurs manifestations samedi dans des localités proches de la capitale: Mouadamiyé, Qaboune, Tal, qualifiant de "ville fantôme" certaines zones de la capitale.
"Même dans les quartiers du (centre) de la capitale où il ne se passe rien et où se trouvent les marchés et les ambassades, la circulation est très réduite", affirme le militant.

