Sous le slogan "Hama, pardonne-nous", les militants ont demandé aux Syriens à sortir "par millions" pour honorer les dizaines de milliers de morts fauchés par la répression d'un soulèvement des Frères musulmans dans cette ville du centre de la Syrie par le régime de Hafez al-Assad, père de l'actuel président.
"Habillons-nous en noir", lit-on sur la page Facebook "The Syrian Revolution 2011", l'un des principaux acteurs qui animent la révolte contre le président Bachar al-Assad depuis le 15 mars 2011.
Comme chaque vendredi depuis le début de la contestation, les manifestations commenceront à la sortie des mosquées après la prière hebdomadaire de midi.
Vendredi dernier, lors des manifestations antirégime, une cinquantaine de personnes ont été tuées à travers le pays, selon les militants.
Jeudi, des manifestations ont été organisées en Syrie, notamment dans des quartiers de la capitale Damas, et à Alep, deuxième ville du pays, où la foule a brandi le drapeau de "l'indépendance" syrien et lancé des slogans conspuant M. Assad et son père, selon des vidéos postées par des militants sur internet.
"Le silence arabe et international face aux crimes de Hafez al-Assad et sa clique il y a 30 ans est en grande partie responsable de la poursuite de ces crimes et des atrocités quotidiennes commises par Bachar au vu et au su" du monde entier, avait indiqué l'opposition jeudi.
La mobilisation sur le terrain ne faiblit pas malgré la poursuite de la répression et l'incapacité jusqu'à présent de la communauté internationale d'y mettre fin, en raison de la position de la Russie, alliée de Damas.
Un nouveau projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU doit être soumis aux capitales de ses pays membres dans l'espoir d'un vote dans les prochains jours, peut-être lundi.
Au moins 6.000 personnes ont péri dans la répression depuis plus de dix mois, selon les militants.


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