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Assad doit céder la place au vice-président, selon le projet de résolution

La dernière version d'un projet de résolution des Nations unies sur la Syrie appelle toujours le président Bachar al-Assad à céder ses pouvoirs dans le cadre d'une transition démocratique mais donne quelques gages à la Russie, qui s'oppose à ce texte.

Les chefs de la diplomatie des Etats-Unis et de plusieurs pays d'Europe s'expriment mardi à partir de 15H00 locales (20H00 GMT) devant le Conseil de sécurité de l'ONU pour pousser à l'adoption d'une telle résolution, proposée par les Européens et les pays arabes.

Le texte, dont l'AFP a obtenu une copie, affirme le soutien du Conseil au plan de règlement de la Ligue arabe annoncé le 22 janvier et en reprend les grandes lignes.

Il préconise une "transition politique" qui verrait le président Assad déléguer "toute son autorité à son vice-président, en vue de coopérer pleinement avec (un) gouvernement d'union nationale". Des élections "libres et transparentes" sont prévues sous supervision "arabe et internationale".

La résolution continue aussi "d'encourager tous les pays à adopter des mesures similaires" aux sanctions économiques inédites imposées par la Ligue à la Syrie en novembre dernier.

Ces deux points sont toujours jugés inacceptables par la Russie. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov, a estimé mardi que l'adoption de ce texte "ouvrirait la voie à une guerre civile" en Syrie.

Par contre, la nouvelle mouture du texte fait deux concessions aux Russes et aux Chinois, selon des diplomates. Il souligne notamment "la nécessité de résoudre la crise actuelle en Syrie de manière pacifique". "Rien dans cette résolution n'impose aux Etats de recourir à la force ou à la menace de l'usage de la force", ajoute le texte. Moscou et Pékin estiment que l'Otan a outrepassé les termes d'une résolution de l'ONU pour intervenir en Libye et que ce précédent est dangereux.

Le texte demande au gouvernement syrien de "mettre fin immédiatement à toutes les violations des droits de l'Homme et attaques contre ceux qui exercent leur droit à la liberté d'expression".

Mais il précise davantage qu'auparavant que cette condamnation des violences s'adresse à "toute violence, d'où quelle vienne", c'est-à-dire du pouvoir syrien ou des groupes armés d'opposants.

Après avoir mis son veto en octobre 2011 à un précédent texte occidental, Moscou avait déposé son propre projet, rejeté par les Occidentaux. Il mettait sur le même plan la répression gouvernementale et les actions violentes des opposants.

La répression en Syrie a fait 5.400 morts depuis mars 2011, selon l'ONU.

Ces concessions n'ont pas jusqu'à maintenant réussi à amadouer la Russie, selon des diplomates.

Les experts des 15 pays membres du Conseil de sécurité, réunis depuis vendredi, ont dressé lundi soir "un constat de profond désaccord sur tous les points" litigieux, la Russie, la Chine et l'Inde continuant de bloquer, a indiqué un diplomate.

Ces négociations vont se poursuivre après la visite de quelques heures à New York des chefs de la diplomatie américaine, française et britannique. Hillary Clinton, Alain Juppé et William Hague ne viennent pas négocier le texte mais donner un coup de pouce politique à un haut niveau dans l'espoir de faire adopter la résolution dès que possible.
La dernière version d'un projet de résolution des Nations unies sur la Syrie appelle toujours le président Bachar al-Assad à céder ses pouvoirs dans le cadre d'une transition démocratique mais donne quelques gages à la Russie, qui s'oppose à ce texte.Les chefs de la diplomatie des Etats-Unis et de plusieurs pays d'Europe s'expriment mardi à partir de 15H00 locales (20H00 GMT) devant le Conseil de sécurité de l'ONU pour pousser à l'adoption d'une telle résolution, proposée par les Européens et les pays arabes.Le texte, dont l'AFP a obtenu une copie, affirme le soutien du Conseil au plan de règlement de la Ligue arabe annoncé le 22 janvier et en reprend les grandes lignes.Il préconise une "transition politique" qui verrait le président Assad déléguer "toute son autorité à son vice-président, en vue de coopérer...