Le ministère bahreïni des Affaires étrangères a convoqué lundi la chargée d'affaires irakienne, Najla Thamer Mahmoud, pour protester contre les propos "irresponsables" de certains dirigeants irakiens sur le royaume, a rapporté l'agence de presse officielle BNA. Des responsables du ministère lui ont fait part de leur désapprobation concernant "les prises de position non constructives exprimées par des responsables et des dirigeants politiques et religieux irakiens", a précisé BNA.
Le ministère a notamment fait référence au chef radical chiite Moqtada Sadr, "qui a fait de façon répétée des déclarations irresponsables sur Bahreïn et son peuple, appelant à la sédition, ce qui représente une ingérence flagrante dans les affaires intérieures de Bahreïn".
Le royaume appelle de fait le gouvernement irakien à "assumer toutes ses responsabilités concernant de telles déclarations qui violent la souveraineté et (mettent en péril) la stabilité de Bahreïn", d'après BNA. Il a aussi averti que de tels propos "n'aidaient pas améliorer les relations entre les deux pays et leurs deux peuples frères, parce qu'ils favorisent les tensions et perturbent la stabilité et la sécurité dans la région".
Moqtada Sadr a appelé mardi les protestataires bahreïnis à continuer à manifester" à l'approche du premier anniversaire, le 14 février, du début des manifestations chiites contre la dynastie sunnite des Al-Khalifa. "Vous allez l'emporter, et nous sommes derrière vous, vous soutenant", a affirmé Sadr, selon les médias.
Les manifestations menées par des opposants chiites ont repris ces dernières semaines dans ce petit royaume, où un mouvement de contestation avait été violemment réprimé en mars 2011.
En novembre, une commission d'enquête indépendante a dénoncé un "usage excessif et injustifié de la force" de la part des autorités lors de la répression, faisant état de 35 morts.
Le ministère a notamment fait référence au chef radical chiite Moqtada Sadr, "qui a fait de façon répétée des déclarations irresponsables sur Bahreïn et son peuple, appelant à la sédition, ce qui représente une ingérence flagrante dans les affaires intérieures de Bahreïn".
Le royaume appelle de fait le gouvernement irakien à "assumer...

