En 1998, Smart révolutionnait l’automobile urbaine avec le City Coupé, capable de se garer perpendiculairement au trottoir grâce à ses 2,50 m de long. Mais en 1962, la Peel P50 affichait fièrement 1,34 m de long, soit presque deux fois moins... Bien sûr, il s’agissait alors d’une monoplace d’à peine plus d’un mètre de large, destinée à accueillir « un adulte et un sac de courses », mais cela ouvrait d’autres perspectives dans un centre-ville encombré.
Reposant sur trois roues et ne pesant que 59 kg (sic) grâce à une carrosserie en fibre de verre, la P50 était ainsi munie d’une poignée au-dessus du « bouclier » arrière, afin de permettre à son propriétaire de la tirer à la main, à la manière d’une grosse valise à roulettes, pour la partie piétonne de son trajet. Cela n’est d’ailleurs parfois même pas nécessaire : on se rappelle de cette fameuse séquence où Jeremy Clarkson, présentateur vedette de l’émission automobile britannique Top Gear, rentre dans l’immeuble de la BBC puis prend l’ascenseur et parvient jusqu’au bureau de son équipe sans même descendre de la Peel. « Jezza » a seulement dû demander un peu d’aide au moment de sortir de l’ascenseur, la P50 ne possédant pas de marche arrière...
Pour sa réédition cinquante ans plus tard, Peel a remédié à ce léger inconvénient. Toujours fabriquée sur l’île de Man, la P50 ressuscite en compagnie du deuxième modèle de la gamme, la biplace Trident, à l’étrange verrière rondouillarde. Toutes deux seront disponibles en une version à essence animée par un monocylindre de 50 cm3 développant la coquette puissance de 3,3 ch (pour 4,2 Nm) et deux versions électriques (4 ch, 80 km/h et 80 km d’autonomie, ou 1,3 ch, 20 km/h et 50 km).
Attention, il n’y en aura pas pour tout le monde. Sur les 50 exemplaires à ressortir des chaînes, 41 ont déjà été réservés aux dernières nouvelles, et ce malgré un prix copieux de 6 995 livres. Si vous souhaitez vous porter acquéreur de l’un des derniers, rendez-vous sur le site de Peel pour déposer un acompte de 999 livres.


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