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Coup de force en Papouasie-Nouvelle Guinée

Un ancien officier a affirmé jeudi avoir pris le contrôle de l'armée en Papouasie Nouvelle-Guinée et mis en demeure le parlement de réinstaller dans ses fonctions le Premier ministre démis, Michael Somare.

Le colonel en retraite Yaura Sasa s'est autoproclamé chef de l'armée jeudi lors d'une conférence de presse dans la capitale Port Moresby, après que des médias eurent fait état d'une "mutinerie". "Ce n'est pas un coup d'Etat militaire (...). Ma mission est de restaurer l'intégrité et le respect de la Constitution et de la Justice", a déclaré le colonel Sasa dans le bureau du commandant de l'armée nationale, selon l'agence de presse australienne Australian Associated Press. "J'appelle le chef de l'Etat à rétablir sans délais Sir Michael dans ses fonctions de Premier ministre", a-t-il dit.

 

Dans le Commonwealth, organisation qui regroupe les anciennes colonies britanniques, dont la Papouasie-Nouvelle Guinée, le chef d'Etat est le roi ou la reine d'Angleterre. La couronne est représentée par un gouverneur général.

 

"Si cet appel n'est pas entendu, je me verrai dans l'obligation de prendre les mesures nécessaires pour protéger et sauvegarder l'intégrité de la Constitution", a-t-il averti, sans préciser la nature de ces éventuelles mesures.

L'officier a exigé du chef du gouvernement en poste, Peter O'Neill, qu'il convoque le parlement et donne sept jours aux députés pour réinstaller Somare.

 

Ancienne puissance coloniale, l'Australie a confirmé des "troubles" dans les casernes de la capitale. "Nous sommes préoccupés par ce qui s'est passé pendant la nuit à Port Moresby. Nous appelons à la résolution de la situation dès que possible et à la restauration de la chaîne de commandement des forces armées de la Papouasie-Nouvelle Guinée", a déclaré à l'AFP une porte-parole de la diplomatie australienne.

Selon elle, "des discussions sont en cours au sein de l'armée pour résoudre le problème".

Premier dirigeant du pays à l'indépendance en 1975, Michael Somare, 75 ans, avait été démis de ses fonctions mi-2011 alors qu'il se trouvait à Singapour depuis plusieurs mois pour des problèmes de santé.

Peter O'Neill, 46 ans, lui avait succédé suite à un vote des parlementaires.

Mais Somare était revenu au pays en réclamant le départ de O'Neill. La Cour suprême lui avait alors donné raison, avant d'être désavouée par le gouverneur général.

Au plus fort de la crise au mois de décembre, le pays avait deux Premiers ministres, deux gouverneurs, deux gouvernements et deux chefs de la police.

La Papouasie-Nouvelle Guinée est un Etat limitrophe de la papouasie indonésienne (Irian Jaya) dont l'histoire récente est marquée par l'instabilité, la corruption et la violence.

Très montagneux, riche en ressources naturelles, le pays attire les investisseurs étrangers. Le projet le plus important est mené par l'américain ExxonMobil, dans le secteur du gaz naturel liquéfié.

Distante de quelques dizaines de kilomètres des côtes australiennes, elle compte 6 millions d'habitants parlant 800 langues différentes.

 

Un ancien officier a affirmé jeudi avoir pris le contrôle de l'armée en Papouasie Nouvelle-Guinée et mis en demeure le parlement de réinstaller dans ses fonctions le Premier ministre démis, Michael Somare.
Le colonel en retraite Yaura Sasa s'est autoproclamé chef de l'armée jeudi lors d'une conférence de presse dans la capitale Port Moresby, après que des médias eurent fait état d'une "mutinerie". "Ce n'est pas un coup d'Etat militaire (...). Ma mission est de restaurer l'intégrité et le respect de la Constitution et de la Justice", a déclaré le colonel Sasa dans le bureau du commandant de l'armée nationale, selon l'agence de presse australienne Australian Associated Press. "J'appelle le chef de l'Etat à rétablir sans délais Sir Michael dans ses fonctions de Premier ministre", a-t-il dit.
 
Dans le Commonwealth,...