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Les Emirats et l'Irak appellent à éviter l'option militaire contre l'Iran

Les ministres irakien et émirati des Affaires étrangères ont appelé lundi à Abou Dhabi à éviter l'option militaire dans la crise avec l'Iran, soulignant qu'une fermeture du détroit d'Ormuz affecterait les deux pays pétroliers.

"L'Irak n'est pas pour une escalade, il n'est pas pour un règlement par la force militaire mais pour le dialogue et l'apaisement", a déclaré le chef de la diplomatie irakienne Hoshyar Zebari lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue émirati, cheikh Abdallah ben Zayed Al Nahyane.

"Tout le monde va souffrir des conséquences d'une escalade", a ajouté le ministre irakien, soulignant que "90 pc des exportations (pétrolières) de l'Irak passent par le détroit d'Ormuz".

Face aux possibles nouvelles sanctions pétrolières de l'Occident qui veut pousser l'Iran à renoncer à son programme nucléaire, l'Iran a soufflé le chaud et le froid en disant avoir la capacité de fermer le détroit d'Ormuz, par où transite 35% du trafic pétrolier maritime mondial, avant de revenir sur ces menaces.

"Il y a une crise de confiance avec l'Iran", a encore dit M. Zebari.

Le chef de la diplomatie émiratie a pour sa part souligné que "l'escalade n'est pas bénéfique pour la région, ni pour la stabilité des marchés" pétroliers.

"Nous déploierons tous les efforts pour tenter de désamorcer la crise", a ajouté le ministre, estimant que "les déclarations (iraniennes) au sujet d'Ormuz nous affectent".

Les Emirats arabes unis prévoient d'achever d'ici juin la construction d'un oléoduc leur permettant d'exporter leur pétrole sans passer par le détroit stratégique d'Ormuz .

L'Union européenne doit finaliser le 23 janvier les modalités d'un embargo sur le pétrole iranien, qui pourrait être mis en place sur six mois.

L'Occident accuse l'Iran, malgré ses dénégations, de vouloir fabriquer l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil.

Les ministres irakien et émirati des Affaires étrangères ont appelé lundi à Abou Dhabi à éviter l'option militaire dans la crise avec l'Iran, soulignant qu'une fermeture du détroit d'Ormuz affecterait les deux pays pétroliers.
"L'Irak n'est pas pour une escalade, il n'est pas pour un règlement par la force militaire mais pour le dialogue et l'apaisement", a déclaré le chef de la diplomatie irakienne Hoshyar Zebari lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue émirati, cheikh Abdallah ben Zayed Al Nahyane.
"Tout le monde va souffrir des conséquences d'une escalade", a ajouté le ministre irakien, soulignant que "90 pc des exportations (pétrolières) de l'Irak passent par le détroit d'Ormuz".
Face aux possibles nouvelles sanctions pétrolières de l'Occident qui veut pousser l'Iran à renoncer à son...