"Cinq personnes dont une femme ont été tuées et neuf autres blessées lorsque des shabbiha armés (milices pro-régime) ont ouvert le feu aveuglément sur la boulangerie al-Khatib et l'on brûlée", a précisé l'OSDH en cite des habitants à Homs.
Dans la ville d'Ariha dans la province d'Idleb (nord-ouest), cinq civils ont été blessés par les tirs des forces de sécurité. Celles-ci ont en outre "pilonné aux obus de mortier le village Balioun à Jabal al-Zawiya où s'étaient rassemblés des centaines de déserteurs", a-t-elle ajouté.
Dans cette même province, des affrontements violents entre soldats et déserteurs ont eu lieu sur la route entre les localités de Maarata et Arnaba. "Vingt soldats ont fait dissidence. Cinq d'entre eux ont été tués et les 15 autres ont pu fuir", a poursuivi l'OSDH.
Dans l'Université d'Alep (nord), deuxième ville de Syrie, les forces de sécurité ont arrêté neuf étudiants dont le sort est inconnu. Les étudiants avaient crié dans la nuit des slogans "Allah Akbar" à l'intérieur de la Cité universitaire, selon l'OSDH basée en Grande-Bretagne.
Dans la banlieue de Damas, un transport de troupes blindé et des voitures d'agents de sécurité ont pris d'assaut la ville de Douma, où des coups de feu ont été tirés sans discrimination, selon la même source.
Par ailleurs, la ville de Zabadani, à 45 km à l'ouest de Damas, où les manifestations contre le régime sont importantes, est "encerclée et pilonnée à distance par les chars pour la quatrième journée consécutive", a indiqué l'OSDH.
M. Assad avait promulgué dimanche une amnistie générale pour les personnes impliquées dans la révolte qui secoue son régime depuis 10 mois, mais sa crédibilité est fortement entamée ayant annoncé de précédentes amnisties et alterné depuis le début de la contestation promesses de réformes et répression.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a enjoint dimanche M. Assad d'"arrêter de tuer".
Depuis le 15 mars, la répression sans répit a fait plus de 5.000 morts selon une estimation de l'ONU au début décembre.

