La décision de reporter d'importantes manœuvres conjointes entre Israël et les Etats-Unis prévues au printemps a été prise en raison des "tensions et de l'instabilité" dans la région, a affirmé lundi le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman.
"Tout le monde comprend qu'il fallait reporter ces manœuvres en raison des incertitudes politiques et régionales, ainsi que des tensions et de l'instabilité qui règnent dans toute la région", a affirmé M. Lieberman, actuellement en visite à Varsovie, à la radio publique israélienne. "Il ne s'agit que d'un report, cet exercice aura lieu à la fin de l'année", a-t-il rappelé.
Israël a annoncé dimanche le report de ces manœuvres qui devaient permettre de tester les différents systèmes israéliens et américaines d'interception de roquettes et de missiles. Selon les commentateurs, ces manœuvres qui devaient mobiliser plusieurs milliers de soldats israéliens et américains devaient constituer un message d'avertissement à l'Iran.
Sur ce dossier, M. Lieberman a de nouveau estimé qu'il était "temps que la communauté internationale passe des paroles aux actes".
Interrogé sur une éventuelle attaque israélienne contre les installations nucléaires, le ministre a réaffirmé: Israël "n'a pas à se charger d'une mission qui doit être celle de la communauté internationale, mais il faut garder toutes les options sur la table".
"L'Iran ne constitue pas seulement une menace pour Israël. Pour les pays du Golfe, l'Iran est également le problème numéro un (...). L'Iran a pris le contrôle de l'Irak et veut en faire autant en Arabie saoudite pour être en mesure de dicter la politique énergétique du monde entier", a-t-il affirmé.
En Syrie, le "régime du président Bachar el-Assad ne tiendrait pas une seule semaine sans l'aide de Téhéran", a-t-il ajouté, alors que le pays est secoué depuis 10 mois par une révolte violemment réprimée.
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