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Mort de Gilles Jacquier : Paris soupçonne "une manipulation" syrienne

La présidence française soupçonne "une manipulation" des autorités syriennes qui les impliquerait dans la mort du journaliste de la chaîne de télévision France 2 Gilles Jacquier, tué mercredi par un obus à Homs (centre), affirme vendredi le quotidien Le Figaro.

 

Citant "une source proche du président français" Nicolas Sarkozy, le quotidien indique que cette source a déclaré: "nous penchons pour une manipulation", tout en soulignant qu'il n'existait pas de "preuve" à ce stade. "Les responsables syriens étaient seuls à savoir qu'un groupe de journalistes occidentaux visitait Homs ce jour-là, et dans quel quartier il se trouvait", explique cette source dans Le Figaro, ajoutant: "on peut croire à un malheureux accident. Mais il tombe plutôt bien pour un régime qui cherche à décourager les journalistes étrangers et à diaboliser la rébellion".

 

Les autorités syriennes ont annoncé jeudi la création d'une commission d'enquête sur les circonstances de la mort du journaliste français. Dès mercredi, le président Sarkozy leur avait demandé "qu'elles fassent toute la lumière sur la mort d'un homme qui ne faisait que son métier: informer".

 

Gilles Jacquier est le premier journaliste occidental tué en Syrie depuis le début de la révolte populaire contre le régime du président Bachar al-Assad il y a dix mois.

Il a péri à Homs, épicentre de la contestation dans le centre de la Syrie, lors de la chute d'un obus sur un groupe de reporters, en voyage autorisé par les autorités, qui restreignent drastiquement les mouvements des journalistes dans le pays.

La communauté internationale a appelé les autorités à assurer la protection des journalistes sur son territoire.

 

La présidence française soupçonne "une manipulation" des autorités syriennes qui les impliquerait dans la mort du journaliste de la chaîne de télévision France 2 Gilles Jacquier, tué mercredi par un obus à Homs (centre), affirme vendredi le quotidien Le Figaro.
 
Citant "une source proche du président français" Nicolas Sarkozy, le quotidien indique que cette source a déclaré: "nous penchons pour une manipulation", tout en soulignant qu'il n'existait pas de "preuve" à ce stade. "Les responsables syriens étaient seuls à savoir qu'un groupe de journalistes occidentaux visitait Homs ce jour-là, et dans quel quartier il se trouvait", explique cette source dans Le Figaro, ajoutant: "on peut croire à un malheureux accident. Mais il tombe plutôt bien pour un régime qui cherche à décourager les journalistes étrangers et à...