Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait, à peine quelques heures avant que la Syrie n'accepte l'envoi d'observateurs arabes, jugé que les démarches des pays arabes sur le dossier syrien relèvent de la "blague".
Le vice-ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdolahian, a déclaré à la chaîne iranienne de langue arabe Al-Alam que "la position officielle de l'Iran sur la Syrie et le plan de la Ligue arabe, est que tout ce que Bachar al-Assad estime acceptable, nous l'approuvons et l'acceptons".
Il a ajouté que la proposition de la Ligue arabe "contient beaucoup des points auxquels l'Iran lui aussi réfléchissait", même si elle ne traite pas toutes les questions.
"Certains pays de la région se livrent à des actes que l'Iran considère comme des blagues" envers la Syrie, avait déclaré le président Ahmadinejad, selon des propos rapportés par l'agence de presse publique Irna.
"Certains pays de la région, qui n'ont jamais organisé d'élections, se sont rassemblés pour voter des résolutions visant un autre pays, lui demandant +pourquoi ne faites-vous pas d'élection?+", a-t-il ironisé.
Ces critiques sont intervenues à peine quelques heures avant que la Syrie n'accepte l'envoi d'observateurs arabes, conformément à un plan de sortie de crise mis au point par la Ligue arabe, que Damas a accepté mais jamais appliqué.
Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal al-Maqdad a signé lundi au Caire le protocole de la Ligue arabe organisant la venue d'observateurs en Syrie, où le régime réprime dans le sang depuis plus de neuf mois un soulèvement populaire sans précédent.
La Ligue arabe a suspendu la Syrie le mois dernier, imposant à Damas une série de sanctions en raison du refus par Damas du plan de sortie de crise arabe. Au début du mois, Damas a affirmé accepter les observateurs, tout en posant comme condition préalable la levée des sanctions.


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