L'opposition bahreïnie a appelé le gouvernement à entamer un "dialogue sérieux" pour mettre fin à la crise dans le royaume et dénoncé la violente répression des manifestations chiites de faible ampleur qui se poursuivent.
A l'issue d'une réunion dimanche, cinq groupes d'opposition, dont la principale formation chiite, Al-Wefaq, se sont prononcés pour "l'ouverture d'un dialogue sérieux avec le régime pour sortir de la crise politique actuelle, et appliquer des réformes politiques et constitutionnelles radicales".
Ils ont estimé que les conclusions du "dialogue national", boycotté cet été par l'opposition, ne constituaient pas "une plate-forme adéquate pour une véritable réforme" dans le royaume dirigé par la dynastie sunnite des Al-Khalifa.
Les cinq partis ont dans le même temps "condamné la campagne de répression et de terrorisme menée par les forces de sécurité à l'égard des manifestants pacifiques", notamment les manifestations qui se sont produites à Boudaiya, près de Manama, au cours des quatre derniers jours.
Comme ils ont dénoncé "l'utilisation par les forces de sécurité d'armes tranchantes, faisant un grand nombre de blessés parmi les manifestants, qui ne se sont pas rendus à l'hôpital de peur d'être arrêtés".
Les forces de sécurité bahreïnies avaient dispersé dimanche à coups de grenades lacrymogènes quelques centaines de manifestants chiites qui s'étaient regroupés sur l'autoroute de Boudaiya près de Manama pour le quatrième jour consécutif.
Ces nouvelles manifestations interviennent alors que les autorités ont affirmé accepter les conclusions d'une Commission d'enquête indépendante sur la répression des troubles qui ont secoué le royaume de la mi-février à la mi-mars et promis des réformes.
La Commission d'enquête avait dénoncé le 23 novembre un "usage excessif et injustifié de la force" de la part des autorités durant la répression, précisant que 35 personnes -30 civils et 5 policiers- avaient péri.
A l'issue d'une réunion dimanche, cinq groupes d'opposition, dont la principale formation chiite, Al-Wefaq, se sont prononcés pour "l'ouverture d'un dialogue sérieux avec le régime pour sortir de la crise politique actuelle, et appliquer des réformes politiques et constitutionnelles radicales".
Ils ont estimé que les conclusions du "dialogue national", boycotté cet été par l'opposition, ne constituaient pas "une plate-forme adéquate pour une véritable réforme" dans le royaume dirigé par la dynastie sunnite des Al-Khalifa.
Les cinq partis ont dans le même temps "condamné la campagne de...

