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Bahreïn décide d'ouvrir ses prisons au CICR

Bahreïn a décidé d'ouvrir ses prisons au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à la suite d'un rapport critique sur les droits de l'Homme dans ce pays, a-t-on annoncé vendredi de source officielle.
En vertu d'un mémorandum d'entente signé jeudi à Manama, le ministère de l'Intérieur permettra au CICR de "visiter les détenus dans ses centres de réhabilitation et de détention" et d'assurer à son personnel "une formation sur les droits de l'Homme et du droit international humanitaire", a indiqué l'Autorité bahreïnie de l'Information dans un communiqué.
Le ministre de l'Intérieur, cheikh Rached Al-Khalifa, a en outre donné des directives pour "soumettre au ministère public toutes les affaires liées à des cas de décès, torture et traitements inhumains, impliquant la police".
Selon le communiqué, des caméras sont en cours d'installation pour assurer l'enregistrement des interrogatoires des détenus.

 

Une Commission d'enquête indépendante a rendu le 23 novembre un rapport dénonçant notamment un "usage excessif et injustifié de la force" de la part des autorités lors de la répression des manifestations chiites début 2011.
Selon la commission, 35 personnes --30 civils et 5 membres des forces de sécurité-- y ont trouvé la mort, alors que les autorités parlent de 24 morts, dont 4 policiers. Parmi les civils morts, cinq sont décédés sous la torture, selon cette commission.
Les autorités ont dit accepter ces conclusions et les Etats-Unis, proches alliés de Bahreïn, ont appelé à punir les auteurs de violations des droits de l'Homme.


Par ailleurs, un comité de suivi du rapport de la commission a décidé, au terme de sa première réunion jeudi à Manama, d'accorder "la priorité" au réexamen de la situation des employés licenciés et des étudiants suspendus pour leur participation à la contestation, a indiqué l'Autorité de l'Information dans un autre communiqué.
Le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a annoncé vendredi à Genève l'envoi mardi d'une délégation à Bahreïn pour aider ce pays, à sa demande, à "instaurer une société ouverte et démocratique".


La contestation a été le fait de chiites, majoritaires parmi la population locale, qui voulaient une véritable monarchie constitutionnelle dans ce pays gouverné depuis des siècles par la dynastie sunnite des Al-Khalifa.

Bahreïn a décidé d'ouvrir ses prisons au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à la suite d'un rapport critique sur les droits de l'Homme dans ce pays, a-t-on annoncé vendredi de source officielle.En vertu d'un mémorandum d'entente signé jeudi à Manama, le ministère de l'Intérieur permettra au CICR de "visiter les détenus dans ses centres de réhabilitation et de détention" et d'assurer à son personnel "une formation sur les droits de l'Homme et du droit international humanitaire", a indiqué l'Autorité bahreïnie de l'Information dans un communiqué.Le ministre de l'Intérieur, cheikh Rached Al-Khalifa, a en outre donné des directives pour "soumettre au ministère public toutes les affaires liées à des cas de décès, torture et traitements inhumains, impliquant la police".Selon le communiqué, des caméras...