Dans un communiqué, l'armée libanaise a indiqué que trois personnes avaient été hospitalisées après avoir été blessées par des balles perdues provenant "d'affrontements armés" en Syrie.
Elle a ajouté avoir "pris toutes les mesures de sécurité nécessaires pour protéger les citoyens" et dit "patrouiller la zone nord de la frontière".
Une femme a été touchée dans la localité de Wadi Khaled par les tirs de soldats syriens provenant d'un poste militaire du côté syrien de la frontière, a déclaré à l'AFP Mahmoud Khazaal, un ancien maire de la localité frontalière de Mouqaybli.
Deux autres Libanais ont été également blessés par les tirs, a d'autre part indiqué une source médicale précisant qu'ils avaient été hospitalisés dans la région du Akkar (nord).
Selon des habitants de Wadi Khaled, des combats, notamment avec des tirs d'obus, dans Tall Kalakh, ville syrienne située à la frontière, pouvaient être entendus jusqu'à leur localité.
M. Khazaal a expliqué que les tirs en direction de Wadi Khaled, qui ont duré une heure, avaient commencé après un rassemblement de réfugiés syriens du côté libanais de la frontière pour dénoncer le bombardement de Tall Kalakh (province de Homs) par les forces gouvernementales syriennes.
L'armée syrienne a tiré de manière aveugle, a-t-il dit.
Selon des témoins, toutes les habitations proches de la frontière dans cette région ont été évacuées.
Des milliers de Syriens ont fui ces derniers mois la répression à Tall Kalakh et dans d'autres régions frontalières syriennes pour se réfugier au Liban.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), des dizaines de personnes ont été blessées vendredi à Tall Kalakh.
"Le pilonnage de Tall Kalakh à la mitrailleuse lourde et moyenne se poursuit dans cette localité encerclée par des dizaines de véhicules militaires blindés" depuis mercredi, a précisé l'OSDH dans un communiqué. Ces attaques "sont menées conjointement par l'armée, les services de sécurité et les milices" du régime.
Jeudi, les déserteurs avaient quitté la ville pour lui éviter une opération militaire d'envergure, a indiqué l'OSDH en relevant que les habitants n'avaient pas pu fuir vers le Liban "en raison du déploiement des forces syriennes sur toute la frontière".

