"Les nouvelles sanctions ont un impact sur nos activités", a reconnu un porte-parole du groupe, "mais celles-ci se poursuivent pour le moment".
"Notre situation juridique est différente de celle de Shell", a-t-il expliqué à l'AFP.
L'entreprise partenaire de Shell en Syrie, Al Furat Petroleum Company, figure explicitement dans les entreprises visées par les sanctions européennes. Or, la société partenaire de Total, Deir Ez Zor Petroleum Company (DEZPC), n'est pas visée.
L'Union européenne avait annoncé jeudi de nouvelles sanctions contre la Syrie, théâtre d'une répression sanglante de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad.
Les sanctions de l'UE prévoient notamment l'interdiction d'exporter vers la Syrie des équipements à destination de l'industrie gazière et pétrolière ou des logiciels permettant la surveillance des communications internet et téléphoniques.
La "liste noire" touche notamment les deux sociétés d'Etat chargées de l'exploitation et de l'exportation (General Petroleum Corporation, Syria Trading Oil Company), et l'entreprise commune Al Furat Petroleum Company, qui "apportent un soutien financier au régime".
Shell et Total --qui a produit l'an dernier quelque 39.000 équivalent-barils de pétrole et de gaz syrien par jour-- sont les deux principales compagnies étrangères dans le pays.
Selon un expert pétrolier à Damas, la production de pétrole a nettement chuté depuis le début du mouvement de contestation du régime en mars, passant de 340.000 à 120.000 barils/jour aujourd'hui faute de trouver des débouchés pour l'exportation, au point mort en raison de l'embargo européen.
L'Europe représentait 95% des exportations de pétrole syrien avant l'embargo.


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