L'ancien chef de la sécurité nationale a été nommé secrétaire général du Conseil suprême de la défense et conseillé royal avec rang de ministre.
Une commission d'enquête indépendante a rendu son rapport le 23 novembre, dénonçant notamment un "usage excessif et injustifié de la force" de la part des autorités lors de la répression des manifestations chiites. Les autorités ont accepté ces conclusions et les Etats-Unis, proche allié de Bahreïn, ont appelé à punir les auteurs de violations des droits de l'Homme.
Selon la commission, 35 personnes - 30 civils et 5 membres des forces de sécurité - ont trouvé la mort lors des troubles, alors que les autorités avancent le chiffre de 24 morts dont 4 policiers. Parmi les civils morts, cinq sont décédés sous la torture, selon cette commission.
Le roi Hamad ben Issa Al-Khalifa a également pris d'autres décisions destinées, selon les médias, à mettre en pratique les recommandations de la commission. Il a notamment désigné les membres d'un organisme chargé de mettre en application ces recommandations alors que le ministre de l'Intérieur, cheikh Rahed ben Abdallah Al-Khalifa, a annoncé une série de réformes destinées à créer un "équilibre" entre les missions de la police et le respect des droits de l'Homme.
La contestation a été le fait de chiites, majoritaires parmi la population locale, qui voulaient une véritable monarchie constitutionnelle dans ce pays gouverné depuis des siècles par la dynastie sunnite des Al-Khalifa.
De nombreux contestataires ont été jugés ou sont en train de l'être, dont une vingtaine de médecins et de membres du personnel d'un hôpital de Manama. La prochaine audience dans ce procès a été fixée au 9 janvier.
L'ancien chef de la sécurité nationale a été nommé secrétaire général du Conseil suprême de la défense et conseillé royal avec rang de ministre.
Une commission d'enquête indépendante a rendu son rapport le 23 novembre, dénonçant notamment un "usage excessif et injustifié de la force" de la part des autorités lors de la...

