Le Comité se dit ainsi "profondément préoccupé par des violations des droits de l'homme flagrantes (...) en Syrie, qui auraient eu lieu dans un contexte d'impunité, selon des sources fiables du système onusien en lien avec les droits de l'homme", indique un communiqué.
Ainsi, le "Comité a examiné de nombreux rapports cohérents et justifiés faisant état de violations systématiques des droits dans le pays", a déclaré Claudio Grossman, qui dirige le panel des 10 experts du Comité.
Lors d'une conférence de presse, l'expert a souligné que ces violations ont été enregistrées depuis l'adoption par le Comité des dernières conclusions finales sur la Syrie, en mai 2010.
Il s'est dit en particulier "préoccupé par des rapports faisant référence à des enfants qui ont subi la torture et des mutilations lors de détentions", ainsi que par des "exécutions extrajudiciaires, sommaires et arbitraires".
Le Comité de l'ONU est chargé de surveiller la mise en oeuvre de la Convention de l'ONU contre la Torture, un instrument ratifié par 149 pays dont la Syrie.
Parmi les informations recueillies par les experts indépendants du Comité "se trouvent des cas de torture et de mauvais traitement des détenus; des attaques (...) systématiques contre la population civile, y compris les tueries de manifestants pacifiques et l'utilisation excessive de la force contre eux; et des persécutions des défenseurs et des militants des droits de l'homme", a précisé M. Grossman.
Il a ajouté qu'"il n'y avait pas que des manifestants parmi les personnes détenues" mais également "des personnes qui s'opposent au régime" mais qui ne descendent toutefois pas dans les rues exprimer leurs revendications.
Le Comité qui a conclu sa 47e session d'examen se dit "alarmé par le fait que ces rapports faisant état de violations massives des droits de l'homme ont lieu (...) sans que des enquêtes rapides, approfondies et impartiales soient entreprises".
"Ces abus généralisés auraient été menés sous les ordres directs des pouvoirs publics, à leur instigation ou avec leur consentement tacite", a relevé M. Grossman.
Le Comité demande au gouvernement syrien de présenter un "rapport spécial" le 9 mars 2012 sur les mesures prises pour s'assurer que la Convention contre la torture est respectée. "Nous avons l'intention" d'étudier ce rapport lors de la prochaine session du Comité en mai 2012, a signalé M. Grossman.
Les accusations du Comité sont portées alors que la commission d'enquête internationale sur les violations des droits de l'homme commises en Syrie doit présenter ses conclusions lundi à Genève.
Cette commission, mandatée par le Conseil des droits de l'ONU en août dernier, n'a toujours pas reçu de feu vert de Damas pour enquêter sur le territoire syrien.
Depuis le déclenchement des manifestations contre le régime en mars, la répression a fait plus de 3.500 morts selon l'ONU, de très nombreux blessés, sans compter des dizaines de milliers d'arrestations.
Le Comité se dit ainsi "profondément préoccupé par des violations des droits de l'homme flagrantes (...) en Syrie, qui auraient eu lieu dans un contexte d'impunité, selon des sources fiables du système onusien en lien avec les droits de l'homme", indique un communiqué.
Ainsi, le "Comité a examiné de nombreux rapports cohérents et justifiés faisant état de violations systématiques des droits dans le pays", a déclaré Claudio Grossman, qui dirige le panel des 10 experts du Comité.
Lors d'une conférence de presse, l'expert a souligné que ces violations ont été enregistrées depuis l'adoption par le Comité des dernières conclusions finales sur...

