"L'Algérie forme le voeu ardent que les autorités syriennes puissent (...) signer le protocole relatif à l'envoi d'observateurs arabes en Syrie afin de préserver les chances d'une solution arabo-arabe dans le cadre (...) de la Ligue et de prévenir ainsi une internationalisation de la crise", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Amar Belani dans une déclaration transmise par l'agence APS.
"L'initiative arabe est bonne dans la mesure ou sa mise en oeuvre diligente aura le mérite de sauver des vies humaines et de confirmer la validité du plan arabe de sortie de crise", ajoute M. Belani citant son ministre Mourad Medelci.
Les ministres arabes des Affaires étrangères examineront jeudi au Caire la situation en Syrie sous la présidence du Qatar, l'un des cinq pays membres du groupe chargé de ce dossier aux côtés de l'Algérie, l'Egypte, le Soudan et Oman.
L'ultimatum de la Ligue pressant Damas de cesser la répression a pris fin samedi dernier à minuit, exposant désormais la Syrie à des sanctions économiques arabes.
La Ligue arabe avait proposé le 1er novembre un plan de sortie de crise qui prévoyait notamment l'arrêt des violences. Il avait été accepté par le régime du président Bachar al-Assad mais est resté sans effet sur le terrain.
Le 20 novembre le chef d'Etat syrien a accusé la Ligue arabe de créer un "prétexte" à une intervention militaire occidentale qui provoquerait un "séisme" dans la région.
La Turquie frontalière de la Syrie et anciennement alliée de Damas ne mâche plus ses mots contre son voisin. Mercredi, le président turc Abdallah Gül a affirmé à Londres que ce pays était "arrivé à un point de non retour", encourageant l'opposition à organiser la succession d'Assad.
Le sort de la Syrie, où la guerre civile menace, "est important pour la région tout entière", a-t-il mis en garde. "Nous avons la responsabilité de défendre l'intégrité territoriale et l'unité politique des pays à tout prix", a encore affirmé le président turc.

