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Tunisie/mandat d'arrêt: la veuve d'Arafat nie toute corruption

Souha Arafat, la veuve du dirigeant palestinien Yasser Arafat, a rejeté lundi les accusations de corruption portées contre elle, alors que la justice tunisienne a émis un mandat d'arrêt international à son encontre.

"Je rejette toutes les accusations citées dans la presse, je suis prête à faire face à cette affaire, à présenter des documents et j'ai chargé un avocat tunisien de présenter ces documents", a dit au téléphone à l'AFP Souha Arafat, depuis Malte.

La veuve du leader historique palestinien, décédé en 2004, a en outre affirmé ne pas être au courant d'un mandat d'arrêt émis à son encontre: "je déclare officiellement ne pas avoir connaissance d'un mandat d'arrêt émis à mon encontre et aucune organisation internationale ne m'en a informée".

Le tribunal de première instance de Tunis a émis un mandat d'arrêt contre Mme Arafat, avait indiqué plus tôt à l'AFP à Tunis le porte-parole du ministère de la Justice, Kadhem Zine El Abidine, sans préciser les motivations de cette décision.

Une source judiciaire tunisienne a indiqué que Mme Arafat était poursuivie dans le cadre de l'affaire de l'Ecole internationale de Carthage, qu'elle avait fondée au printemps 2007 avec Leïla Trabelsi, l'ex-première dame de Tunisie, dans la banlieue nord de Tunis.

"Cette école a été créée de façon illégale: les procédures administratives légales ont été violées pour des intérêts personnels", selon cette source.

La création de l'école internationale de Carthage, établissement privé qui fournissait un enseignement de la maternelle au lycée conformément au système éducatif français, avait créé des remous car elle avait entraîné la fermeture d'un établissement également privé et réputé, l'école Louis Pasteur-Bouebdeli.

"Je n'ai aucun lien depuis 2007 avec l'affaire de l'école internationale et j'ai tous les documents officiels prouvant que j'ai cédé toutes mes parts et mes actions dans l'école à Asmaa Mahjoub, nièce de Leïla, épouse de l'ancien président (tunisien) Zine El-Abidine Ben Ali", a assuré Souha Arafat à l'AFP.

Elle a précisé que "les sommes qu'elle a versées pour contribuer au capital de l'école internationale étaient un prêt de 300.000 dinars tunisiens obtenu auprès de la Banque de l'habitat tunisien". "J'ai remboursé une partie du prêt et quand j'ai renoncé à mes parts, on m'a rendu seulement 30.000 dinars tunisiens", a ajouté Mme Arafat.

Elle a assuré n'avoir aucun lien "avec aucune affaire dans laquelle est cité le nom de Leïla Ben Ali" et appelé à ce que "son nom ne soit pas lié au nom" de l'épouse du président tunisien déchu.
Souha Arafat, la veuve du dirigeant palestinien Yasser Arafat, a rejeté lundi les accusations de corruption portées contre elle, alors que la justice tunisienne a émis un mandat d'arrêt international à son encontre."Je rejette toutes les accusations citées dans la presse, je suis prête à faire face à cette affaire, à présenter des documents et j'ai chargé un avocat tunisien de présenter ces documents", a dit au téléphone à l'AFP Souha Arafat, depuis Malte.La veuve du leader historique palestinien, décédé en 2004, a en outre affirmé ne pas être au courant d'un mandat d'arrêt émis à son encontre: "je déclare officiellement ne pas avoir connaissance d'un mandat d'arrêt émis à mon encontre et aucune organisation internationale ne m'en a informée".Le tribunal de première instance de Tunis a émis un mandat...