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L'Iran espère un pèlerinage "calme" malgré les tensions avec Riyad

L'Iran a espéré lundi que le pèlerinage annuel à La Mecque se déroulerait "dans le calme" et dans "l'unité" des musulmans, malgré la montée des tensions avec l'Arabie saoudite au cours des derniers mois.

 

Les 97.000 Iraniens autorisés cette année par Riyad à faire le pèlerinage vont "se concentrer sur l'unité islamique" en dépit de "la propagande des ennemis visant à créer des divisions entre les musulmans", a déclaré le représentant du Guide suprême iranien Ali Khamenei pour le pèlerinage, l'hodjatoleslam Ghazi Asghar.

Ces propos interviennent après des accusations américaines impliquant l'Iran dans un complot pour assassiner l'ambassadeur saoudien à Washington.

Deux Iraniens ont été inculpés en octobre par la justice américaine dans cette affaire, démentie en bloc par Téhéran qui a dénoncé un coup monté de Washington pour accroître les tensions entre l'Iran et ses voisins arabes du Golfe.

 

"Nous séparons la question du Hajj des relations politiques" entre l'Iran et l'Arabie saoudite, a souligné l'hodjatoleslam Asghar cité par les médias. "Nous espérons que le pèlerinage se déroulera dans le calme et la spiritualité", a-t-il ajouté en demandant aux pèlerins iraniens de "prêter une attention sérieuse" à ce point lors du pèlerinage qui commence le 4 novembre cette année.

Des violences ont régulièrement opposé, depuis la révolution islamique de 1979, les forces saoudiennes aux pèlerins iraniens accusés de transformer le pèlerinage en tribune politique anti-israélienne, anti-américaine et hostile au régime saoudien.

Le plus grave de ces affrontements avait fait 402 morts, dont 275 Iraniens, en 1987, provoquant une rupture de plusieurs années des relations entre Riyad et Téhéran.

 

Le chef des pèlerins iraniens a réaffirmé la "dimension politique" du Hajj en estimant qu'il serait placé cette année "sous le signe du réveil islamique" dans les pays arabes, une allusion peu susceptible de plaire aux autorités saoudiennes.

Applaudies par Téhéran partout sauf en Syrie, les révoltes populaires arabes ont été mal accueillies par Riyad et les monarchies pétrolières du Golfe.

L'intervention militaire de l'Arabie saoudite et des Émirats arabes unis pour réprimer les manifestations à Bahreïn en mars a créé une crise avec Téhéran, qui l'a violemment dénoncée et a apporté son soutien à la population Bahreïnie, majoritairement chiite comme celle de l'Iran.

 

L'Iran a espéré lundi que le pèlerinage annuel à La Mecque se déroulerait "dans le calme" et dans "l'unité" des musulmans, malgré la montée des tensions avec l'Arabie saoudite au cours des derniers mois.
 
Les 97.000 Iraniens autorisés cette année par Riyad à faire le pèlerinage vont "se concentrer sur l'unité islamique" en dépit de "la propagande des ennemis visant à créer des divisions entre les musulmans", a déclaré le représentant du Guide suprême iranien Ali Khamenei pour le pèlerinage, l'hodjatoleslam Ghazi Asghar.
Ces propos interviennent après des accusations américaines impliquant l'Iran dans un complot pour assassiner l'ambassadeur saoudien à Washington.
Deux Iraniens ont été inculpés en octobre par la justice américaine dans cette affaire, démentie en bloc par Téhéran qui a dénoncé un coup...