Le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta et son homologue sud-coréen Kim Kwan-Jin se sont engagés vendredi à "ne pas tolérer" une quelconque attaque de Pyongyang contre son voisin du Sud, quelques mois après deux incidents meurtriers en territoire sud-coréen. Les deux hommes ont également qualifié de "grave menace" le programme d'enrichissement d'uranium du Nord dévoilé en novembre 2010, qui donnerait à Pyongyang un deuxième moyen de fabriquer des armes nucléaires.
"Pyongyang a fait preuve de son empressement à mener des provocations qui coûtent la vie à des innocents", a déclaré Leon Panetta lors d'une conférence de presse à la fin de sa visite de trois jours en Corée du Sud. "Une agression ou provocation nord-coréenne ne sera pas tolérée", ont souligné les deux responsables dans un communiqué commun.
Le secrétaire américain à la Défense a déclaré que les Etats-Unis ne réduiraient pas le nombre de soldats stationnés en Corée du Sud, soit 28.500 militaires, en dépit des réductions des dépenses militaires américaines. "Je pense que la possibilité que la Corée du Nord conduise une nouvelle provocation l'an prochain est élevée", a estimé pour sa part Kim Kwan-Jin, en raison du centième anniversaire de la naissance du fondateur de la Corée du Nord, Kim Il-Sung, et du délicat processus de succession en cours actuellement.
Le dirigeant actuel, Kim Jong-Il, fils de Kim Il-Sung, prépare à sa succession le plus jeune de ses fils, Kim Jong-Un, âgé de 27 ou 28 ans.
Une corvette sud-coréenne a été coulée par une torpille nord-coréenne en mars 2010 -une attaque démentie par le Nord- et Pyongyang a bombardé une île sud-coréenne en novembre de la même année. Ces deux attaques ont causé la mort de 50 Sud-coréens.
"Pyongyang a fait preuve de son empressement à mener des provocations qui coûtent la vie à des innocents", a déclaré Leon Panetta lors d'une conférence de presse à la fin de sa visite de trois jours en Corée du Sud. "Une agression ou provocation nord-coréenne ne sera pas tolérée", ont souligné les deux responsables dans un communiqué...

