Se référant à de précédentes déclarations de M. Abbas selon lesquelles il ne serait pas candidat à sa propre succession, M. Lieberman a affirmé que son départ serait "une bénédiction", lors d'un point de presse à Jérusalem, a dit à l'AFP son porte-parole Ashley Perry.
"Il menace de laisser les clés à quelqu'un d'autre? Ce n'est pas une menace, c'est une bénédiction et j'espère qu'il finira par le faire", a lancé le chef de la diplomatie israélienne, cité par le site d'information Ynet.
"N'importe quel remplaçant serait meilleur que lui", a-t-il ajouté.
M. Perry n'a pas fourni de transcription des propos du ministre mais assuré que les citations de Ynet étaient exactes.
Le négociateur palestinien Saëb Erakat a affirmé à l'AFP que ces déclarations s'inscrivaient dans une campagne israélienne pour délégitimer M. Abbas et appelé la communauté internationale à intervenir rapidement pour faire cesser cette campagne "contre le président Abbas et le peuple palestinien".
Le coordinateur spécial de l'ONU pour le processus de paix au Proche-Orient, Robert Serry, a déploré, par la voix de son porte-parole Richard Miron, les propos "incendiaires" de M. Lieberman.
Sa déclaration "apparaît comme une tentative de délégitimer le président Abbas", a affirmé M. Miron à l'AFP.
"De tels commentaires incendiaires sont profondément troublants et sapent la confiance au moment où le Quartette travaille à la reprise des négociations" israélo-palestiniennes, a-t-il souligné.
Des émissaires du Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, ONU, Russie) doivent rencontrer mercredi séparément responsables israéliens et palestiniens à Jérusalem.

