Le chef du bloc du changement et de la réforme Michel Aoun s'est entretenu mardi avec une délégation d'intellectuels et de journalistes français, présidée par le rédacteur en chef du groupe "Valeurs actuelles" Frédéric Bonze, en tournée touristique et culturelle au Liban, a rapporté l’Agence nationale d’information.
"Dès que la Syrie est sortie du Liban, j'ai annoncé que je tenterai d’établir les meilleures relations avec elle", a affirmé le député. Les pays voisins doivent entretenir de bonnes relations et "c'est la règle d'or que j'ai suivi depuis 2005, date du retrait de l'armée syrienne du Liban", a-t-il ajouté.
"Le président syrien a accepté de faire des réformes mais les pays occidentaux ont commencé à lui imposer un rythme de travail très rapide, que son pays ne peut pas supporter. (…) Or, un changement d’un régime autoritaire à un régime libéral peut mener au chaos", a-t-il estimé, en précisant que "la démocratie ne peut être appliquée hâtivement".
Le député a en outre affirmé qu’il faudrait chercher à faire respecter les droits de l’homme dans tous les pays et non seulement en Syrie. "Les droits de l’homme sont-ils appliqués dans tous les pays arabes ? Existe-t-il des droits civiques et politiques pour les femmes en Arabie saoudite ?", a-t-il demandé. "Lorsque nous voyons qu’ils (les Occidentaux) font énormément pression sur la Syrie alors que la situation n’est pas mieux dans d’autres pays, nous doutons de l’honnêteté des demandes", a-t-il ajouté. "On a oublié que des milliers de Palestiniens vivent dans la pauvreté et subissent quotidiennement les agressions israéliennes", a-t-il indiqué.
"Il est vrai qu’il existe un grand nombre de restrictions en Syrie" mais "le pluralisme religieux" y existe aussi, et la situation de ce point de vue est meilleure que "sous le régime saoudien ou les autres régimes du Golfe", a encore affirmé le député, qui a mis en garde contre le risque de l’arrivée de partis islamistes au pouvoir. "Ce qui s’est passé en Egypte nous donne une bonne image de ce qui pourrait se passer", a-t-il ajouté.
"Veulent-ils déstabiliser les pays arabes afin d'exploiter leurs richesses? Veulent-ils diviser la région en mini-Etats confessionnels?", a-t-il encore demandé. "Je ne crois pas que ce projet réussirait", a ajouté Michel Aoun, en affirmant que "la situation en Syrie s'améliore".
"Dès que la Syrie est sortie du Liban, j'ai annoncé que je tenterai d’établir les meilleures relations avec elle", a affirmé le député. Les pays voisins doivent entretenir de bonnes relations et "c'est la règle d'or que j'ai suivi depuis 2005, date du retrait de l'armée syrienne du Liban", a-t-il ajouté.
"Le président syrien a accepté de faire des réformes mais les pays occidentaux ont commencé à lui imposer un rythme de travail très rapide, que son pays ne peut pas supporter. (…) Or, un...

