Le chef du parti des forces Libanaises (FL) Samir Geagea a affirmé samedi au journal saoudien al-Riyad, selon l’Agence nationale d’information, que malgré les divergences des positions et des points de vue politiques, son parti entretenait de très bonnes relations avec le patriarcat maronite et le patriarche Béchara el-Raï. "Bkerké est toujours une référence pour les FL", même si nous n’approuvons pas le point de vue qui craint l’impact négatif des transitions et des changements de régime sur les minorités chrétiennes, a-t-il déclaré.
"Évidemment, tout changement en Syrie sera accompagné de secousses, mais cela ne signifie pas que nous devons arrêter le cours le l’histoire", a-t-il ajouté. "Toute révolution engendre des violences mais l’essentiel est que les minorités concernées puissent se défendre, ce qui n’est possible que dans une démocratie", a indiqué M. Geagea.
Il a également reconnu que "tout changement en Syrie aura des répercussions sur le Liban et témoignera d’une diminution de son influence sur notre pays" parce que n’importe quel nouveau régime syrien évitera de soutenir les actuels alliés libanais de la Syrie. Ceci entrainera probablement la disparition des armes palestiniennes en dehors des camps et l’arrêt de l’approvisionnement du Hezbollah en armes, selon M. Geagea.
En ce qui concerne le financement du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), M. Geagea a estimé que le refus du Liban de payer sa part du financement engendrera une crise et un clivage internes tout en isolant le Liban sur un plan arabe et international.
Au niveau des relations des FL avec les autres parties libanaises, M. Geagea a signalé l’absence de tout contact officiel avec le Premier ministre Nagib Mikati.
Par ailleurs, le chef des FL a indiqué que la situation libanaise connaissait un statu quo jusqu’à l’annonce américaine de l’existence d’un complot pour assassiner l’ambassadeur saoudien à Washington dans lequel Téhéran serait impliquée. "Je suis certain que ce statu quo ne perdurera pas après la dégradation des rapports entre les États-Unis et l’Arabie saoudite d’une part, et l’Iran d’une autre part. Je pense qu’on devrait patienter pour déceler l’éventuel impact de cet incident sur le Liban", a-t-il conclu.
"Évidemment, tout changement en Syrie sera accompagné de secousses, mais cela ne signifie pas que nous devons arrêter le cours le l’histoire", a-t-il ajouté. "Toute révolution engendre des violences mais l’essentiel est que les minorités concernées puissent se défendre, ce...

