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Opposant syrien disparu au Liban: l'ambassadeur syrien nie toute implication

L'ambassadeur de Syrie au Liban a rejeté vendredi les accusations selon lesquelles son ambassade serait impliquée dans la disparition d'une figure de l'opposition syrienne en mai, les qualifiant d'"infondées".

"Je suis troublé par ces accusations infondées qui ont été attribuées au chef de la police", a déclaré à des journalistes Ali Abdoul Karim Ali après une rencontre avec le ministre libanais des Affaires étrangères, Adnan Mansour.
"De telles accusations affectent la coordination entre les deux pays en matière de sécurité", a-t-il ajouté.

L'ambassadeur a accusé des responsables et des parlementaires libanais de chercher à ébranler son pays, où le régime du président Bachar al-Assad fait face depuis la mi-mars à un mouvement de contestation sans précédent, dont la répression a fait plus de 3.000 morts, selon l'ONU.

M. Mansour a de son côté indiqué que la police libanaise avait arrêté au cours des dernières semaines plusieurs trafiquants faisant passer des armes en Syrie. "Toutes ces questions ont besoin d'être traitées de façon à ce qu'elles n'affectent pas la sécurité du Liban et de la Syrie", a-t-il ajouté.

Mercredi, le député Sami Gemayel avait affirmé que la police libanaise soupçonnait l'ambassade de Syrie à Beyrouth d'être impliquée dans la disparition d'au moins quatre figures de l'opposition syrienne, dont Chebli al-Ayssami.

Agé aujourd'hui de 86 ans, Chebli al-Ayssami avait été l'un des fondateurs du parti au pouvoir en Syrie, le Baas, mais il avait quitté le pays en 1966 après des divergences avec le régime en place, avant même l'arrivée du clan Assad. Il s'est exilé depuis en Irak, en Egypte puis aux Etats-Unis, et n'était plus un opposant actif depuis 1992.

Arrivé le 19 mai des Etats-Unis pour rendre visite à sa fille comme chaque été à Aley, il a disparu cinq jours plus tard.
L'ambassadeur de Syrie au Liban a rejeté vendredi les accusations selon lesquelles son ambassade serait impliquée dans la disparition d'une figure de l'opposition syrienne en mai, les qualifiant d'"infondées"."Je suis troublé par ces accusations infondées qui ont été attribuées au chef de la police", a déclaré à des journalistes Ali Abdoul Karim Ali après une rencontre avec le ministre libanais des Affaires étrangères, Adnan Mansour."De telles accusations affectent la coordination entre les deux pays en matière de sécurité", a-t-il ajouté.L'ambassadeur a accusé des responsables et des parlementaires libanais de chercher à ébranler son pays, où le régime du président Bachar al-Assad fait face depuis la mi-mars à un mouvement de contestation sans précédent, dont la répression a fait plus de 3.000 morts, selon...