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Dernières Infos - Liban

Les divisions s’exacerbent au sein du gouvernement Mikati

Les ministres du CPL se préparent à de futures confrontations avec le Premier ministre.

Gebran Bassil et Charbel Nahas, hier, avant leur retrait du Conseil des ministres.

La querelle sur le réajustement des salaires, débattu au sein du gouvernement depuis plus d’un mois, a fait éclater au grand jour les divisions entre les ministres du Courant patriotique libre (CPL) et le reste de l’équipe gouvernante.

 

Frustrés par la solution adoptée (Smic porté à 700 000 LL; le réajustement plafonné à 1,8 million de LL), les ministres du bloc du Changement et de la Réforme se sont retirés de la séance ministérielle d’hier. Le ministre de l’Energie et de l’Eau, Gebran Bassil, a qualifié l’accord final de simple "tranquillisant". "Nous rejetons (cet accord) parce que nous cherchons une solution qui permettrait d’établir une nouvelle phase dans le pays (…). On nous propose un tranquillisant dans le but d’annuler la grève" à laquelle avait appelé la CGTL pour aujourd'hui. "Ceci n’est pas un gouvernement, a encore affirmé M. Bassil au quotidien As-Safir. C’est un gouvernement de gouvernés". "L’accord conclu (par le cabinet) ne constitue pas une solution radicale, a-t-il ajouté. Et ceci reflète l’incapacité du gouvernement à résoudre les problèmes nationaux."

 

De son côté, le journal an-Nahar précise qu'une vive altercation a opposé le ministre du Travail Charbel Nahas, ainsi que d’autres ministres aounistes, au ministre de la Santé Ali Hassan Khalil qui avait été chargé par le chef du Parlement Nabih Berry de trouver un accord sur la question des réajustements des salaires.

 

Le site d’information el-Nashra indique également que les ministres du CPL s’apprêtent à de nouvelles confrontations avec le Premier ministre Nagib Mikati dans un avenir proche. "Nous n’accepterons en aucun cas de laisser passer les promesses faites par Mikati à l’Administration américaine en ce qui concerne le financement du TSL", affirme un ministre aouniste sous le couvert de l’anonymat.

 

 

"Le Conseil des ministres était sur le point de s’effondrer hier, suite au grand débat autour des revendications" de la CGTL, a, pour sa part, déclaré ce matin à la "Voix du Liban", le président de la centrale syndicale Ghassan Ghosn. "Certains ministres étaient plus fermes que les représentants des organismes économiques", a-t-il ajouté.

 

Mais pour le ministre libanais de l’Information, Walid al-Daouk, le gouvernement n’est pas sur le point de tomber. "Le gouvernement doit encore faire face à de nombreux défis, comme la loi électorale, ainsi que le financement du Tribunal Spécial pour le Liban (TSL)", a-t-il dit au journal saoudien Okaz. "L’opposition a le droit d’exercer son rôle de manière démocratique et constructive, a-t-il ajouté. Ce gouvernement n’est pas le gouvernement du Hezbollah, a encore affirmé M. Daouk. C’est celui de tous les Libanais."

 

La querelle sur le réajustement des salaires, débattu au sein du gouvernement depuis plus d’un mois, a fait éclater au grand jour les divisions entre les ministres du Courant patriotique libre (CPL) et le reste de l’équipe gouvernante.
 
Frustrés par la solution adoptée (Smic porté à 700 000 LL; le réajustement plafonné à 1,8 million de LL), les ministres du bloc du Changement et de la Réforme se sont retirés de la séance ministérielle d’hier. Le ministre de l’Energie et de l’Eau, Gebran Bassil, a qualifié l’accord final de simple "tranquillisant". "Nous rejetons (cet accord) parce que nous cherchons une solution qui permettrait d’établir une nouvelle phase dans le pays (…). On nous propose un tranquillisant dans le but d’annuler la grève" à laquelle avait appelé la CGTL pour aujourd'hui. "Ceci...