Le chef du bloc du changement et de la réforme Michel Aoun, affirme, dans les colonnes d'an-Nahar, que l’opposition de son bloc au financement du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) a été prise indépendamment de la position de ses alliés et autres parties présentes au sein du gouvernement. "Le Hezbollah peut accepter (le financement) mais nous ne l’accepterons pas, a-t-il précisé. C’est une question de principe, nous ne pouvons pas accepter de financer le TSL sans un accord entre nous et le Conseil de sécurité". Michel Aoun a cependant assuré que sa position "n’est pas contre la justice ou le TSL", mais qu’il s’oppose au financement car l’argent est dépensé illégalement.
"Le président du Conseil des ministres Nagib Mikati et le ministre des Finances Mohammad Safadi violent les lois et la Constitution en soutenant le financement du TSL, a-t-il encore déclaré. Personne ne peut s’engager à respecter le financement illégal du TSL et l’imposer aux autres", a-t-il déclaré, en précisant que ceci est un abus de pouvoir. "Rien ne nous oblige à financer le TSL", a-t-il ajouté.
Par ailleurs, le quotidien as-Safir affirme dans son édition du jour que le président de la Chambre Nabih Berry et Najib Mikati ont discuté, samedi, du financement du TSL. M. Berry aurait déclaré que si le gouvernement ne peut arriver à un accord à ce sujet, alors il faudra procéder à un vote et "régler la question démocratiquement". Il aurait également assuré qu’il ne s’oppose pas au renvoi de la question devant le Parlement, qui pourrait ainsi "poser la question de la création du TSL" car celle-ci n’a pas été votée au Parlement "comme le requièrent les principes constitutionnels".
As-Safir affirme également que "le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a adressé une lettre au Liban via l’ambassadeur du Liban à l’ONU Nawaf Salam (…) dans laquelle il demande au Liban d’augmenter la part qu’il doit payer au TSL à cause du changement de la valeur de l’euro et d’autres monnaies".
"Le président du Conseil des ministres Nagib Mikati et le ministre des Finances Mohammad Safadi violent les lois et la Constitution en...

