Une commission d'enquête publique sur l'explosion en juillet d'un stock d'armes qui a tué 13 personnes, a conclu lundi à la responsabilité du président chypriote, Demetris Christofias.
"Malheureusement, en se basant sur les faits démontrés à travers les témoignages que j'ai recueillis, je n'ai pas d'autre choix que de conclure que le président de la République a une responsabilité institutionnelle et personnelle dans cette affaire", a déclaré le chef de la commission, Polis Polyviou. Selon lui, le rôle du président Christofias dans cette explosion meurtrière est "direct, spécifique, sérieux et sans ambiguïté".
M. Polyviou a remis les conclusions de cette enquête -qui ne sont pas légalement exutoires- au président et au procureur général avant de s'adresser à la presse.
L'explosion le 11 juillet d'une cargaison d'armes iraniennes saisies à la demande de l'ONU et stockées sur une base navale a également détruit la principale centrale électrique de Chypre qui produisait 60% de l'électricité de l'île. Outre les pénuries d'électricité, cette tragédie a provoqué une crise politique dans le pays, où des manifestations régulières réclament la démission du président Christofias.
"Malheureusement, en se basant sur les faits démontrés à travers les témoignages que j'ai recueillis, je n'ai pas d'autre choix que de conclure que le président de la République a une responsabilité institutionnelle et personnelle dans cette affaire", a déclaré le chef de la commission, Polis Polyviou. Selon lui, le rôle du président Christofias dans cette explosion meurtrière est "direct, spécifique, sérieux et sans ambiguïté".
M. Polyviou a remis les conclusions de cette enquête -qui ne sont pas légalement exutoires- au président et au procureur général avant de s'adresser à la presse.
L'explosion le 11 juillet d'une cargaison...

