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"La France est attachée à la présence des chrétiens au Liban"

"Suite à la visite du patriarche maronite en France, certains organes de presse libanais ont attribué au président de la République française des propos qui n’ont jamais été tenus", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères et européennes en réponse à une question le vendredi 23 septembre. "La France est attachée à la présence des chrétiens au Liban, de même qu’en Syrie et dans toute la région du Proche et du Moyen-Orient. Comme l’a dit le président de la République en janvier dernier lors de ses vœux aux autorités religieuses, les chrétiens d’Orient y sont chez eux depuis 2 000 ans, et nous ne pouvons pas accepter que cette diversité humaine, culturelle et religieuse disparaisse de cette partie du monde. Ils en constituent une des composantes essentielles. Conformément à leur vœu, la France est profondément attachée au maintien de leur présence dans tout le Moyen-Orient", a poursuivi le porte-parole avant d'ajouter : "Au-delà, nous sommes convaincus que ces communautés, qui ont toujours manifesté leur attachement aux libertés et à l’esprit de citoyenneté, ont un rôle essentiel à jouer dans les processus de démocratisation qui sont en cours dans la région".

 

Mercredi dernier, le patriarche maronite Béchara Raï avait reçu à Bkerké l’ambassadeur de France au Liban, Denis Pietton. La presse locale avait auparavant rapporté une déclaration controversée du diplomate, après la visite de Mgr Raï en France, dans laquelle il exprimait sa "surprise" et sa "déception" après les propos du patriarche, lesquels à ses yeux "n'avaient pas paru reprendre les messages transmis par les autorités françaises".

 

A l’issue de cette visite à Bkerké, l’ambassade de France avait publié un communiqué dans lequel elle indiquait que "le diplomate a exprimé à son interlocuteur combien les autorités françaises avaient été heureuses d’accueillir Sa Béatitude et de voir, au travers de sa visite en France, se maintenir une tradition séculaire manifestant l’intangibilité des relations avec le patriarcat qui, au-delà de la communauté maronite, est une instance nationale au Liban". Et le communiqué de poursuivre : "La France estime que, pour ce qui la concerne, la polémique qui a suivi cette visite est regrettable et n’avait pas lieu d’être. Elle assure en tout cas qu’elle n’aura aucune influence sur l’indissociabilité des liens qui unissent la France, l’Église maronite et le Liban dans toutes ses composantes".

 

"Suite à la visite du patriarche maronite en France, certains organes de presse libanais ont attribué au président de la République française des propos qui n’ont jamais été tenus", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères et européennes en réponse à une question le vendredi 23 septembre. "La France est attachée à la présence des chrétiens au Liban, de même qu’en Syrie et dans toute la région du Proche et du Moyen-Orient. Comme l’a dit le président de la République en janvier dernier lors de ses vœux aux autorités religieuses, les chrétiens d’Orient y sont chez eux depuis 2 000 ans, et nous ne pouvons pas accepter que cette diversité humaine, culturelle et religieuse disparaisse de cette partie du monde. Ils en constituent une des composantes essentielles. Conformément à leur...