Des centaines d'habitants tentaient de fuir la ville de Syrte vendredi sous le feu des combattants du régime déchu qui a visé et détruit une voiture transportant une famille entière, a indiqué un commandant des forces des nouvelles autorités. "Nous escortions des familles sortant de Syrte et leur convoi a été la cible de tirs" de canons anti-aériens, de grenades RPG et d'armes de petits calibres de la part des hommes fidèles à Mouammar Kadhafi, a indiqué Oussama Mouttaoua Soueily à l'AFP. "L'un de nos combattants a été tué, la voiture d'une famille détruite" et ses passagers ont vraisemblablement tous péri, a-t-il ajouté.
Les faits se sont déroulés à un rond-point près de la sortie ouest de Syrte, ligne de front des forces du Conseil national de transition (CNT) qui y marquent une pause dans leurs combats. "Nous essayons de faire sortir les familles. On en est entre 400 et 500 voitures par jour. Nous essayons en quelque sorte d'affamer" les pro-Kadhafi, a dit M. Soueily interrogé sur l'arrêt de l'offensive des pro-CNT pour la troisième journée consécutive. Selon ses informations, dans la ville, il n'y a plus d'eau, plus d'électricité, les commerces sont fermés et les habitants n'ont plus rien à manger. "Nous donnons aux familles la possibilité de sortir. Une fois que le flot (des départs) se sera tari, puis s'interrompra, ce sera le moment d'agir. Nous ne voulons pas d'une victoire à n'importe quel prix", dit-il.
Mais certains ont d'autres raisons de quitter ce bastion pro-Kadhafi, ville d'origine du leader déchu. Malik Mohammed Ferjani est parti avec sa famille d'une quarantaine de membres tassés dans sept voitures, affirmant qu'il figure sur une liste noire. "Les gens sont exécutés par les soldats de Kadhafi", dit-il affirmant que "ceux-ci ont une liste de 500 noms. Mon nom est sur cette liste". Il a décidé de fuir avec sa famille "après le tir de trois roquettes" sur sa maison.
Il s'exprimait dans un hôpital de campagne à 50 km à l'ouest de Syrte où des responsables du CNT fouillaient les voitures venant de la ville avant de les autoriser à poursuivre leur route.
Selon ces responsables, vendredi à la mi-journée, 385 personnes avaient passé le check-point.
Les faits se sont déroulés à un rond-point près de la sortie ouest de Syrte, ligne de front des forces du Conseil national de transition (CNT) qui y marquent une pause dans leurs combats. "Nous...

