"Il est difficile d'être très optimiste pour les quelques prochains mois (...) A court terme, il devrait y avoir plus de turbulences", a estimé ce vétéran des négociations de paix, invité à parler à une conférence à l'université Georgetown de Washington.
L'ancien sénateur Mitchell a indiqué ne pas croire qu'une alternative pourrait émerger dans les jours à venir au projet des Palestiniens de demander à l'ONU de reconnaître leur Etat, fin septembre à New York.
En particulier, il est "peu probable" qu'aboutissent les efforts de l'administration Obama pour freiner les Palestiniens. Dès lors, un veto des Etats-Unis à l'ONU serait "une certitude".
A Ramallah, la direction palestinienne a confirmé jeudi son intention de porter devant l'ONU une demande d'adhésion d'un Etat de Palestine sur les frontières de 1967, un projet dénoncé par Israël et les Etats-Unis.
M. Mitchell a dit cependant espérer la paix à plus long terme, jugeant que les parties n'avaient pas d'autre choix.
L'existence d'Israël, a-t-il souligné, est sous la triple menace de la démographie, des armes nouvelles et de la "délégitimation".
Selon George Mitchell, les Palestiniens doivent, de leur côté, se préparer à accepter une solution à deux Etats qui ne soit "pas parfaite".
George Mitchell, qui vient d'avoir 78 ans, avait démissionné le 13 mai, après plus de deux ans de navettes incessantes dans la région, sans jamais obtenir des parties un compromis suffisant pour relancer un dialogue direct entre elles.
Il s'était fait une réputation de négociateur hors-pair en parrainant les pourparlers de paix dans le conflit nord-irlandais, aboutissant à l'accord historique du Vendredi Saint en 1998.


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