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Yémen : une délégation du parti présidentiel à Ryad ce jeudi

Une délégation du parti au pouvoir au Yémen se rendra jeudi à Ryad pour y demander au chef de l'Etat Ali Abdallah Saleh d'autoriser le vice-président à négocier avec l'opposition une sortie de crise, selon une source du parti.

Contesté par un mouvement populaire depuis fin janvier, M. Saleh est en convalescence en Arabie saoudite où il a été hospitalisé le 4 juin après une attaque contre son palais à Sanaa. Il a refusé jusqu'à présent de transférer ses pouvoirs au vice-président Abdel Rabbo Mansour Hadi et de signer un accord sur une transition pacifique élaboré par les monarchies arabes du Golfe.

Le voyage de la délégation intervient au lendemain d'une réunion de deux jours du Congrès Populaire Général (CPG). L’ordre du jour était de discuter d'une feuille de route proposée par l'ONU pour l'application de l'initiative des pays du Golfe, afin de permettre au Yémen de sortir du blocage politique total qui menace de dégénérer en affrontements armés entre pro et anti-Saleh. La réunion a été marquée par des divergences entre modérés conduits par le vice-président et radicaux proches du chef de l'Etat et de ses fils qui contrôlent les principaux organes de sécurité, ont rapporté des sources proches des participants.

Selon le secrétaire général adjoint du CPG, Sultan al-Barakani, les participants ont décidé de demander à M. Saleh "d'accorder au vice-président les prérogatives constitutionnelles nécessaires pour entamer un dialogue" avec l'opposition sur "un mécanisme d'application" de l'initiative du Golfe. Un accord avec les opposants devrait aboutir à "la tenue d'une élection présidentielle anticipée qui permettrait un transfert pacifique et démocratique du pouvoir", a-t-il déclaré à l'AFP.

Mais, interrogé par l’AFP, le porte-parole de l'opposition parlementaire, Mohammad Qahtan, a accusé le CPG de chercher à "gagner du temps et de tromper l'opinion publique". "La révolution est en marche et rien ne l'arrêtera", a-t-il ajouté.

Selon des sources de l'opposition, la feuille de route de l'ONU pour l'application de l'initiative du Golfe stipule un transfert du pouvoir par le président Saleh à M. Hadi, suivi immédiatement de pourparlers sur une période transitoire de trois à six mois. La période intérimaire verrait la formation d'un gouvernement de réconciliation, la restructuration des organes militaires et la préparation d'une présidentielle pour laquelle une date doit encore être fixée.

Une délégation du parti au pouvoir au Yémen se rendra jeudi à Ryad pour y demander au chef de l'Etat Ali Abdallah Saleh d'autoriser le vice-président à négocier avec l'opposition une sortie de crise, selon une source du parti.
Contesté par un mouvement populaire depuis fin janvier, M. Saleh est en convalescence en Arabie saoudite où il a été hospitalisé le 4 juin après une attaque contre son palais à Sanaa. Il a refusé jusqu'à présent de transférer ses pouvoirs au vice-président Abdel Rabbo Mansour Hadi et de signer un accord sur une transition pacifique élaboré par les monarchies arabes du Golfe.
Le voyage de la délégation intervient au lendemain d'une réunion de deux jours du Congrès Populaire Général (CPG). L’ordre du jour était de discuter d'une feuille de route proposée par l'ONU pour l'application de...