Une lettre anonyme contenant des menaces de mort a été récemment adressée au secrétaire d'Etat et numéro deux du Saint-Siège, le cardinal italien Tarcisio Bertone, selon l'hebdomadaire italien Panorama paru jeudi. D'après l'hebdomadaire, la lettre a été consignée par le bureau du cardinal à la gendarmerie vaticane, qui enquête sur l'identité du corbeau.
Cette missive commence, selon Panorama, avec une citation datant de 1854 et restée célèbre de saint Jean Bosco, le fondateur des Salésiens, congrégation à laquelle appartient le prélat : "Grandes funérailles à la Cour". En décembre 1854, alors que le parlement du royaume de Savoie discutait une proposition de loi sur la suppression des ordres religieux, le jeune prêtre turinois Giovanni Bosco avait fait état au roi Victor Emmanuel II de ses hantises, dont celles de prochaines funérailles à la cour. A l'appui de celles-ci, il avait fait parvenir des documents anciens de la famille des Savoie où les ancêtres maudissaient à l'avance leurs descendants s'ils devaient agir contre les intérêts de l'Eglise. Plusieurs membres de la famille royale étaient morts peu après.
L'auteur de cette lettre anonyme accuse le cardinal Bertone "de ne pas savoir prendre de décisions et de choisir ses collaborateurs sur la base d'amitiés personnelles", selon l'hebdomadaire. Le "corbeau", qui pourrait venir de l'intérieur du Vatican, évoque en particulier le choix - qui pourrait être annoncé dans les prochains jours - de nommer nonce apostolique à Washington l'actuel secrétaire général du Gouvernorat de l'Etat de la Cité du Vatican, Mgr Carlo Maria Vigano. Le cardinal Bertone a été nommé en 2006 secrétaire d'Etat par Benoît XVI dont il avait été le collaborateur quand Joseph Ratzinger était à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Jouissant de la confiance du pape, Tarcisio Bertone a été parfois critiqué pour être trop peu formé aux arcanes de la diplomatie.
Le Vatican se refusait, aujourd’hui, à tout commentaire sur cette information.
Cette missive commence, selon Panorama, avec une citation datant de 1854 et restée célèbre de saint Jean Bosco, le fondateur des Salésiens, congrégation à laquelle appartient le prélat : "Grandes funérailles à la Cour". En décembre 1854, alors que le parlement du royaume de Savoie discutait une proposition de loi sur la suppression des ordres religieux, le jeune prêtre turinois Giovanni Bosco avait fait état au roi Victor Emmanuel II de ses hantises, dont celles...

