Dans un communiqué parvenu mardi à l'AFP, le principal mouvement de l'opposition chiite de Bahreïn, le Wefaq, a demandé « la fermeture des tribunaux militaires et l'abrogation de tous leurs verdicts, la libération de tous les détenus politiques et l'amorce d'une véritable réforme politique » pour surmonter la crise dans ce petit royaume du Golfe. Le Wefaq, qui avait participé en juillet à un dialogue national avant de s'en retirer en affirmant qu'il ne représentait pas la volonté du peuple, a réitéré ses revendications d'un « gouvernement élu » et d'une « Assemblée élue disposant des pleines prérogatives ».
Le Wefaq a également dénoncé une attaque lancée par « les forces de sécurité » mardi dans une banlieue chiite de Manama contre la résidence de son chef, cheikh Ali Salmane, « endommageant sa voiture et des caméras de surveillance ». Deux jours auparavant, la même résidence a été la cible de tirs de balles en caoutchouc et de bombes à gaz lacrymogène, a ajouté le Wefaq, déplorant une multiplication des attaques nocturnes qui font des blessés dans plusieurs régions de Bahreïn.
Un porte-parole du Haut Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU (HCDH) a averti mardi que la situation à Bahreïn était « toujours tendue et imprévisible ». « Nous continuons à recevoir des informations faisant état de la répression de petites manifestations et avons noté qu'il y a au moins 264 personnes en instance de jugement, parmi lesquels des manifestants », a-t-il déclaré à Genève, ajoutant que nombre d'entre eux pourraient être jugés devant le Tribunal de sécurité nationale, qui est en fait une cour de justice militaire.
La vague de protestations populaires et sa répression ont fait 24 morts à Bahreïn entre la mi-février et la mi-mars, selon Manama. Quatre manifestants sont morts depuis en détention.
Le Wefaq a également dénoncé une attaque lancée par « les forces de sécurité » mardi dans une banlieue chiite de Manama contre la résidence de son chef, cheikh Ali Salmane, « endommageant sa voiture...

