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Israël examinera toute demande égyptienne de renforts au Sinaï (Netanyahu)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est déclaré dimanche disposé à "examiner" toute requête de l'Egypte de déployer des effectifs militaires supplémentaires dans le Sinaï, sans préjuger de la réponse, a rapporté la radio publique israélienne.

"Le cabinet de sécurité examinera toute proposition" en ce sens, a déclaré le Premier ministre lors du conseil du ministre hebdomadaire, selon la radio.

Le ministre de la Défense, Ehud Barak, interrogé par la radio, s'est borné à rappeler qu'Israël avait déjà autorisé dans le passé le déploiement de renforts égyptiens. "Nous avons autorisé à plusieurs reprises l'envoi de bataillons supplémentaires" égyptiens, a-t-il relevé.

"C'était une mesure temporaire, nécessaire également pour l'Egypte, afin d'éviter que le gazoduc explose à nouveau (...) et pour lutter contre le terrorisme", a t-il ajouté, faisant allusion à la récente offensive de l'armée et de la police égyptiennes dans le Sinaï contre les auteurs d'attentats visant le gazoduc alimentant Israël.

M. Barak a réaffirmé que le traité de paix avec l'Egypte "servait les deux parties" et rappelé son importance stratégique pour Israël.

S'exprimant sous couvert de l'anonymat, un haut responsable israélien de la sécurité a affirmé à l'AFP qu'il n'y avait "pas eu de demande égyptienne d'autoriser l'envoi de renforts supplémentaires" et que la question n'était donc "pas à l'ordre du jour".

Le 15 août, la radio israélienne avait annoncé qu'Israël avait donné son feu vert au déploiement d'un millier de garde-frontières égyptiens dans la péninsule du Sinaï pour "ramener l'ordre" dans cette région.

"Des troupes supplémentaires sont déjà entrées dans le Sinaï en coordination avec Israël" lors de l'opération Aigle, lancée à la mi-août, a dit de son côté une source militaire égyptienne à l'AFP.

Des blindés de l'armée égyptienne étaient entrés le 13 août dans le nord du Sinaï en prévision de cette opération à laquelle ont participé, selon des responsables de la sécurité, plus de 1.000 soldats et policiers.

Le traité de paix de 1979 entre les deux pays prévoit une démilitarisation du Sinaï. Israël n'avait accepté qu'une seule dérogation en 2005, en permettant à une force de police égyptienne de prendre position à Rafah, le terminal frontalier entre l'Egypte et la bande de Gaza.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est déclaré dimanche disposé à "examiner" toute requête de l'Egypte de déployer des effectifs militaires supplémentaires dans le Sinaï, sans préjuger de la réponse, a rapporté la radio publique israélienne."Le cabinet de sécurité examinera toute proposition" en ce sens, a déclaré le Premier ministre lors du conseil du ministre hebdomadaire, selon la radio.Le ministre de la Défense, Ehud Barak, interrogé par la radio, s'est borné à rappeler qu'Israël avait déjà autorisé dans le passé le déploiement de renforts égyptiens. "Nous avons autorisé à plusieurs reprises l'envoi de bataillons supplémentaires" égyptiens, a-t-il relevé."C'était une mesure temporaire, nécessaire également pour l'Egypte, afin d'éviter que le gazoduc explose à nouveau (...) et pour...