Le Conseil national des forces de la révolution pacifique, qui a tenu samedi sa première réunion, a choisi à sa présidence Mohammed Salem Bassandaoua, un ex-ministre des Affaires étrangères, et décidé de "reporter la formation d'un comité exécutif", prévu pour être formé de 20 membres, a ajouté la même source qui a requis l'anonymat.
Le Conseil national a été formé mercredi lors d'un rassemblement de l'opposition à Sanaa avec l'objectif de coordonner la contestation et d'élaborer un programme pour obtenir la chute du régime.
Mais depuis, plusieurs retraits de ce Conseil ont été annoncés, témoignant de la fragilité de cette instance, qui est supposée fédérer toutes les forces politiques hostiles au régime de M. Saleh.
Vendredi, 24 personnalités du Sud, dont l'ex-président du Yémen du Sud Ali Nasser Mohamed, l'ex-Premier ministre Haïder al-Attas, s'étaient retirées du Conseil national, affirmant avoir été intégrés à ce conseil sans leur accord. Le propriétaire du quotidien yéménite interdit Al-Ayyam et militant de la cause sudiste, Hicham Bachraheel, figurait parmi ces personnalités.
Samedi, un groupe politique dirigé par un influent chef tribal a pour sa part annoncé dans un communiqué son retrait du Conseil national "en solidarité avec les opposants sudistes qui ont refusé d'en faire partie".
Ce groupe, le Conseil de solidarité nationale, qui groupe des dignitaires tribaux, des universitaires et des activistes politiques, "se retire et ne reconnaît plus" le Conseil de transition, dirigée par "une minorité" qui cherche à imposer sa "tutelle à la révolution des jeunes", selon le texte.
Ce groupe est dirigé par Hussein al-Ahmar, un influent homme d'affaires et frère du chef de la puissante confédération tribale des Hached, Sadok al-Ahmar.
Le mouvement sudiste réclamait l'autonomie voire l'indépendance du sud du Yémen, qui était un Etat indépendant jusqu'en 1990.

