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Hariri: le gouvernement sait où trouver les accusés dit un des suspects

Un des hommes accusés d'avoir participé à l'attentat qui a tué l'ancien Premier ministre Rafic Hariri assure que le gouvernement libanais sait où le trouver mais ne peut l'arrêter, dans un entretien au magazine américain Time.

"Les autorités libanaises savent où je vis, si elles avaient voulu m'arrêter, elles l'auraient fait depuis longtemps", a expliqué le suspect, qui a requis l'anonymat, mais a montré au journaliste du magazine sa carte d'identité, correspondant au nom d'un des quatre suspects nommés par le Tribunal Spécial pour le Liban (TSL).

"Elles ne peuvent tout simplement pas m'arrêter", a-t-il ajouté.

L'homme nie par ailleurs toute implication dans l'assassinat: "je ne reconnais aucune des charges retenues contre moi, je suis innocent".

Quatre membres du mouvement armé du Hezbollah lié à la Syrie ont été inculpés dans l'attaque à la bombe contre la voiture de Rafic Hariri à Beyrouth en 2005.

Les procureurs du TSL ont inculpé Salim Ayyash, 47 ans, Mustafa Badreddine, 50 ans, Hussein Anaissi, 37 ans et Assad Sabra, 34 ans.

Au Liban, le procureur général Saïd Mirza a "nié catégoriquement le fait que le parquet ou la police judiciaire soient au courant du lieu de résidence d'aucun des quatre accusés et n'aient pas procédé à des arrestations", selon un communiqué du ministre de la Justice Chakib Qortbawi publié par l'agence officielle.

Le procureur "a informé le ministre qu'il allait poursuivre les mesures légales en vue de connaître la véritable identité de la personne à qui ces propos ont été attribués", poursuit le communiqué.

Des responsables du Hezbollah contactés par l'AFP étaient injoignables dans l'immédiat. Les médias du parti chiite n'ont pas évoqué l'interview.

Ayyash et Badreddine sont poursuivis sous cinq chefs d'accusation, dont "acte terroriste par moyens explosifs" et homicide, tandis qu'Anaissi et Sabra sont accusés de conspiration.

Le président du Tribunal a demandé jeudi dernier une intensification des recherches pour retrouver et arrêter les quatre hommes.

Le TSL a déclaré qu'il disposait de suffisamment de preuves pour juger les quatre membres du Hezbollah.
Un des hommes accusés d'avoir participé à l'attentat qui a tué l'ancien Premier ministre Rafic Hariri assure que le gouvernement libanais sait où le trouver mais ne peut l'arrêter, dans un entretien au magazine américain Time."Les autorités libanaises savent où je vis, si elles avaient voulu m'arrêter, elles l'auraient fait depuis longtemps", a expliqué le suspect, qui a requis l'anonymat, mais a montré au journaliste du magazine sa carte d'identité, correspondant au nom d'un des quatre suspects nommés par le Tribunal Spécial pour le Liban (TSL)."Elles ne peuvent tout simplement pas m'arrêter", a-t-il ajouté.L'homme nie par ailleurs toute implication dans l'assassinat: "je ne reconnais aucune des charges retenues contre moi, je suis innocent".Quatre membres du mouvement armé du Hezbollah lié à la Syrie ont été...