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Tunisie: rassemblement devant l'ambassade de Syrie pour la fin des massacres

Des dizaines de personnes ont manifesté mercredi devant l'ambassade de Syrie à Tunis pour appeler à la "fin des massacres perpétrés par le régime de Bachar El Assad" et réclamé le renvoi de l'ambassadeur syrien en Tunisie, a constaté mercredi l'AFP sur place.

"Nous voulons montrer aux Syriens qu'il n'y a plus de silence et que nous sommes actifs face au carnage perpétré par le régime", a déclaré à l'AFP Essia Belhassen, de l'Association Tunisienne des Femmes Démocrates, coordinatrice de l'appel.

"Nous préparons une grande marche avec des associations, des partis politiques et d'autres acteurs de la société civile", a-t-elle ajouté, sans en préciser la date.

Le 5 août, un collectif de soutien au peuple syrien en lutte pour sa liberté a été crée, à l'initiative de plusieurs partis, ONG, et personnalités indépendantes, selon son coordinateur, l'ancien magistrat défenseur des libertés Mokhtar Yahyaoui.

"Nous sommes là pour appeler à la fin de la répression et de la dictature qui sévissent en Syrie", affirme Oussama Bouagila, étudiant tunisien scandant "Ton tour est arrivé, Bachar le dictateur".

"Je devrai être auprès des miens, dans mon pays, mais je suis heureux de voir qu'en Tunisie, où j'étudie depuis cinq ans, des personnes s'organisent pour dénoncer les massacres et la répression", se réjouit Firas Nasri, étudiant syrien à Tunis.

Ce rassemblement s'est tenu devant les locaux de l'ambassade de Syrie située dans le quartier résidentiel des Berges du Lac de Tunis (banlieue nord).

Par ailleurs, dans une lettre adressée au gouvernement transitoire tunisien, le journaliste Soufiane Chourabi, également membre du Conseil de la Haute Instance chargée des réformes politiques a appelé le ministère tunisien des Affaires étrangères "de rappeler son ambassadeur à Damas et d'expulser l'ambassadeur syrien en Tunisie".

"Si la société civile tunisienne et les mouvements politiques ont pris des positions courageuses de soutien au peuple syrien dans son combat pour la démocratie, le silence du ministère des affaires Etrangères face aux massacres de la population syrienne ne peut susciter qu'interrogations et désapprobation", écrit-il dans sa missive.

La Tunisie doit abriter le 12 septembre un congrès de l'opposition syrienne auquel ont été invités le secrétaire général de l'ONU, l'Union européenne et Amnesty International, selon l'opposant Mouheddine Ladhikani, chef du Mouvement démocratique syrien établi à Londres.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, plus de 2.000 personnes sont mortes depuis le 15 mars, date du début de la contestation en Syrie.
Des dizaines de personnes ont manifesté mercredi devant l'ambassade de Syrie à Tunis pour appeler à la "fin des massacres perpétrés par le régime de Bachar El Assad" et réclamé le renvoi de l'ambassadeur syrien en Tunisie, a constaté mercredi l'AFP sur place."Nous voulons montrer aux Syriens qu'il n'y a plus de silence et que nous sommes actifs face au carnage perpétré par le régime", a déclaré à l'AFP Essia Belhassen, de l'Association Tunisienne des Femmes Démocrates, coordinatrice de l'appel."Nous préparons une grande marche avec des associations, des partis politiques et d'autres acteurs de la société civile", a-t-elle ajouté, sans en préciser la date.Le 5 août, un collectif de soutien au peuple syrien en lutte pour sa liberté a été crée, à l'initiative de plusieurs partis, ONG, et personnalités...