Cet appel, implicitement dirigé vers la Chine et la Russie, intervient au moment où à l'ONU, Européens et Américains tentent de convaincre les pays réticents de les suivre et de condamner la répression sanglante du mouvement de contestation par le régime du président syrien Bachar al-Assad.
"Nous appelons les membres du Conseil de sécurité de l'ONU qui se sont jusqu'à maintenant prononcés contre tout geste du Conseil de sécurité qui presserait Assad d'arrêter le massacre, à revoir leur position", a indiqué Mme Clinton dans un communiqué.
"Et nous appelons la communauté internationale à s'unir derrière le peuple syrien en ce moment critique", a-t-elle ajouté.
Les quinze membres du Conseil de sécurité des Nations unies sont divisées quant à leur réponse à la crise syrienne. Il y a deux mois, la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et le Portugal avaient mis sur la table du Conseil un projet de résolution dénonçant les actions en Syrie. Le texte avait été immédiatement rejeté par la Russie et la Chine, tandis que le Brésil, l'Inde et l'Afrique du Sud avaient soulevé de profondes réserves.
Le Conseil tenait des consultations à huis clos sur le sujet lundi à 17H00 (21H00 GMT). Cette réunion fait suite à une intervention massive dimanche de l'armée et des forces de sécurité syriennes dans les villes rebelles du pays, qui a fait 139 morts, dont 100 à Hama.
Un peu plus tôt lundi, Mark Toner, un porte-parole du département d'Etat, avait dit espérer que le Conseil de sécurité enverrait à Damas un "signal fort et unifié" appelant à la fin de la répression.
Il avait également annoncé que les Etats-Unis envisageaient de nouvelles sanctions contre la Syrie.
"Nous avons pris plusieurs séries de sanctions contre le (président syrien Bachar) al-Assad et son régime", avait déclaré Mark Toner. Les sanctions, visant en particulier "le pétrole et le gaz", "continuent d'être une option que nous envisageons", avait-il précisé.
Dans le même temps, la Maison Blanche a annoncé que Barack Obama s'était entretenu avec Robert Ford, l'ambassadeur américain en Syrie présent lundi dans la capitale américaine.
Le président américain a "réitéré sa condamnation ferme de l'utilisation scandaleuse que fait le régime syrien de la violence contre son propre peuple et il a réaffirmé le soutien des Etats-Unis au courageux peuple syrien", a encore indiqué la Maison Blanche.


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