Las du comportement de voyous de certains de ses militants et des plaintes qu'il reçoit régulièrement à ce sujet, le chef radical chiite Moqtada Sadr a décidé de faire signer un engagement très strict à tous ceux qui veulent faire partie de son mouvement. Dans le texte, paraphé de sa main, distribué dans les permanences de son organisation, les signataires promettent « devant Dieu, son prophète et le leader Moqtada Sadr » de « ne faire du mal à aucun Irakien ni non-Irakien que ce soit par la parole ou par la main ». Le document, dont l'AFP a une copie, comporte huit points, dont « l'interdiction de mentir, de colporter des ragots, d'avoir une mauvaise moralité et un langage ordurier », incite à « ne pas transgresser le principe de la religion » et à se fixer comme but « l'éducation et la perfection morale ». Il ajoute que le signataire doit « considérer comme ses seuls ennemis les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël mais en prenant en compte que la résistance militaire ne doit être menée que par des spécialistes ».
L'Armée du Mahdi a compté jusqu'à 60 000 miliciens totalement dévoués à Moqtada Sadr qui, surfant sur la popularité de son père Mohammed Sadek Sadr, assassiné par les forces de Saddam Hussein en 1999, a pris le flambeau de la « résistance » chiite à l'occupation américaine en 2003.

